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6 mars 2026
ARTHUR N. ORCHARD / Hans Lucas via AFP
Sébastien Lecornu survit à deux nouvelles motions de censure, sur l’energie cette fois-ci
Pas de surprise. Sébastien Lecornu surmonte ce mercredi 25 février deux nouvelles motions de censure. Les textes déposés respectivement par La France insoumise et le Rassemblement national pour protester contre la publication par décret de la feuille de route énergétique ont été rejetés dans la soirée à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre peut donc rester en poste.
Dans le détail, la motion portée par Mathilde Panot et le mouvement mélenchoniste (en deuxième position cette après-midi) n’a recueilli que 108 soutiens, sur les 289 nécessaires. Si les députés du groupe écologistes ont mêlé leurs voix à celles des Insoumis pour faire chuter le gouvernement, le Parti socialiste a de nouveau voté contre. Comme les élus du Parti communiste, dans leur grande majorité.
Un peu plus tôt, le texte porté par Marine Le Pen a lui aussi échoué, ne reccueillant que 140 votes positifs. Comme à son habitude, la gauche a fait le choix de ne pas avaliser l’initiative du parti d’extrême droite. Sans le vote du PS et du PCF, ces deux motions n’avaient quoi qu’il en soit aucune chance de passer.
Ce que reprochent LFI et le RN
Dans leurs exposés, le Rassemblement national comme la France insoumise critiquaient le choix fait par l’exécutif de publier une nouvelle stratégie énergétique sans passer par le vote de l’Assemblée et du Sénat. Un « acte illibéral contre le Parlement », selon le parti à la flamme, un nouveau « passage en force », pour le mouvement au « phi ».
Le gouvernement a effectivement dévoilé par décret le 12 février sa nouvelle feuille de route, après trois ans d’intenses débats et d’innombrables reports. Mettant l’accent sur la relance de la consommation d’une électricité décarbonée, notamment d’origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) a aussi acté un moindre déploiement de l’éolien terrestre et du solaire.
Sur le fond, le RN fustige « une politique décroissante qui accélère les énergies intermittentes, ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les finances publiques ». Tandis que la France insoumise déplore à l’inverse une « relance massive du nucléaire », et un « coup de frein sans précédent sur le développement des énergies renouvelables ».
De son côté, le PS a expliqué qu’il ne voterait pas la motion de leurs collègues LFI parce qu’une censure aurait pour conséquence « de mettre un nouvel arrêt aux investisseurs et promoteurs des énergies renouvelables en France », qui « n’en peuvent plus de ce “stop and go” et ont besoin d’un cap ». Du côté des communistes, le président Stéphane Peu a récemment rappelé les divergences sur les questions énergétiques entre LFI et son groupe, pro-nucléaire.
La voie est libre, désormais, pour Sébastien Lecornu. Celui-ci expliquait attendre la discussion de ces motions de censure avant de procéder à son mini-remaniement et se projeter entièrement dans la suite du quinquennat. Il n’y a plus qu’à.

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