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BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
Près de la Maison-Blanche, à Washington DC, une marche de la honte a été mise en place. Les étoiles des personnes impliquées dans les dossiers Epstein se succèdent.
À l’image de la « Walk of Fame » de Los Angeles, c’est à présent une « Walk of Shame », soit marche de la honte, qui fait son apparition à Washington DC. Non loin de la Maison-Blanche, dans le Farragut Square, plusieurs étoiles se succèdent depuis ce dimanche 1er mars. Et si ce sont ici aussi des noms de star qui y sont inscrits, ils sont loin de l’être pour leur art ou une prouesse quelconque, mais bien pour leurs liens avec Jeffrey Epstein.
Le financier américain est évidemment celui qui ouvre le bal : « Jeffrey Epstein. Trafiquant sexuel d’enfants et violeur. » On y trouve ensuite « Prince Andrew. Duc de York de la famille royale britannique », puis Harvey Weinstein, Ghislaine Maxwell, la complice emprisonnée d’Epstein, qui hérite du qualificatif de « trafiquante sexuelle d’enfants ». Même Bill Gates, Bill Clinton, Glenn Dubin, Leon Black et Steve Bannon ont leurs étoiles.
Sur chacune d’elles, des QR codes qui renvoient aux documents les concernant, parmi les 3,5 millions publiés par la justice américaine.
L’étoile d’Elon Musk arrachée
Le Prince Andrew a été interrogé par la justice anglaise au sujet de ses liens avec Epstein, et notamment d’une photographie compromettante de lui. De son côté, Bill Clinton a été auditionné par une commission d’enquête parlementaire. Une photographie de lui dans un bain avec une femme a fait l’objet de plusieurs questions. Bill Gates s’est excusé pour ses relations passées avec l’homme. Tous nient avoir eu connaissance des crimes de Jeffrey Epstein.
Une étoile à l’effigie d’Elon Musk, le patron de Tesla, aurait également été placée sur le « Chemin de la Honte », mais elle a rapidement été arrachée. Dans les documents rendus publics se trouve un courriel datant de 2012, envoyé par l’entrepreneur, dans lequel il évoquait la possibilité de se rendre sur l’île d’Epstein avec son épouse de l’époque pour une fête.
« J’ai eu très peu de correspondance avec Epstein et j’ai décliné à plusieurs reprises ses invitations à me rendre sur son île ou à voyager à bord de son ’Lolita Express’ », avait-il déclaré. Et d’ajouter : « J’étais parfaitement consciente que certains échanges de courriels avec lui pouvaient être mal interprétés et utilisés par mes détracteurs pour salir ma réputation. »
Plusieurs représentants américains ont tenu à rappeler que si les frappes israélo-américaines sur l’Iran faisaient passer l’affaire Epstein au second plan, il faudrait tôt ou tard rendre des comptes. Certains mettent notamment en avant que des fichiers concernant Donald Trump pourraient être manquants, dans une volonté de protéger l’actuel président.

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