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TETIANA DZHAFAROVA / AFP
Volodymyr Zelensky a démenti que Washington ait menacé de ne pas fournir de garanties de sécurité si l’Ukraine n’organisait pas d’élections.
Les élections en Ukraine, ce n’est pas pour tout de suite. Le président Volodymyr Zelensky a déclaré, ce mercredi 11 février, que des élections ne pourraient être organisées qu’après un cessez-le-feu avec Moscou et l’obtention de « garanties de sécurité », réagissant à des informations selon lesquelles Kiev envisageait prochainement une présidentielle et un référendum.
« Nous passerons aux élections quand toutes les garanties de sécurité nécessaires seront en place », a souligné Volodymyr Zelensky au cours d’une conférence de presse en ligne. « C’est très facile à faire : instaurer un cessez-le-feu et il y aura des élections », a-t-il ajouté.
Volodymyr Zelensky a démenti que Washington ait menacé de ne pas fournir de garanties de sécurité si l’Ukraine n’organisait pas d’élections. « Quant à la menace de retirer leurs garanties de sécurité, non, ils (les Américains) ne menacent pas de retirer leurs garanties de sécurité », a-t-il martelé, affirmant que les États-Unis n’établissent pas de liens entre garanties de sécurité et élections.
« Il serait totalement stupide d’utiliser cette date pour parler de politique »
Il réagissait à une information du quotidien Financial Times, qui a son siège à Londres, selon laquelle l’Ukraine, sous la pression des États-Unis, envisage d’organiser un scrutin présidentiel et un référendum sur un potentiel accord de paix avec la Russie avant la mi-mai. Sur son compte X, Zelensky a également rejeté la possibilité d’annoncer des élections le 24 février prochain, date anniversaire de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.
« Le 24 février est une date particulière. Même s’il y avait une intention ou des mesures pertinentes pour avancer certaines élections, je pense qu’il serait totalement stupide d’utiliser cette date pour parler de politique », a-t-il tranché.
Dans un autre message sur X, Volodymyr Zelensky a également affirmé que les États-Unis avaient proposé d’organiser la semaine prochaine, à Miami, un troisième cycle de pourparlers directs entre Kiev et Moscou, après deux rencontres cette année à Abou Dhabi. Selon le président ukrainien, Kiev a « immédiatement » accepté cette réunion en Floride. « Pour l’instant, de ce que je comprends, la Russie hésite », a poursuivi Volodymyr Zelensky.
Les négociations, très difficiles, butent en particulier sur la question d’un partage de territoires entre Kiev et Moscou.
Un référendum en cas de possible accord de paix
Volodymyr Zelensky avait déjà affirmé précédemment que tout accord devrait être validé lors d’un vote de la population ukrainienne, une fois les conditions de sécurité réunies pour l’organisation d’un scrutin.
« L’idée d’organiser un référendum pour permettre au peuple d’exprimer son avis sur un possible accord de paix n’est pas nouvelle » et a été abordée au cours de récentes négociations avec les Russes et les Américains à Abou Dhabi, a rappelé mercredi un important député du parti présidentiel, interrogé sous couvert d’anonymat par l’AFP.
Côté ukrainien, ce projet est notamment soutenu par l’un des négociateurs, le chef du groupe parlementaire du parti présidentiel David Arakhamia, a encore dit ce député interrogé par l’AFP.

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