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7 mars 2026Accusée d’avoir soudoyé un proche de Rachida Dati, l’équipe de « Complément d’enquête » riposte
Entre Rachida Dati et Complément d’enquête, la bataille continue. Au vu et au su de tous. Après la ministre de la Culture, c’était au tour, ce jeudi 12 février, des équipes de l’émission d’investigation de France TV d’être entendues à l’Assemblée nationale. Et comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, elles y ont contesté avec force les accusations portées à leur encontre dans le même cadre une semaine plus tôt.
« Nous n’avons évidemment pas donné ni proposé d’argent à quiconque dans l’entourage de madame Dati, fût-ce par un tiers. Je démens cela catégoriquement », a notamment assuré le présentateur et rédacteur en chef du programme Tristan Waleckx, en réponse à une question du président (Horizons) de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus.
Ce dernier est revenu sur l’audition de Rachida Dati, le 5 février dernier, lors de laquelle la ministre avait assuré que des journalistes de l’émission avaient tenté de soudoyer une personne de son entourage – dont elle n’a pas révélé l’identité – pour tirer des renseignements sur un membre de sa famille, en vue d’un numéro de Complément d’enquête à son égard.
Louis Milano-Dupont dément
« Je vais être très clair : j’ai bien conscience de vous répondre sous serment. Jamais je n’ai monnayé un témoignage, ni même tenté de monnayer un témoignage. C’est contraire aux règles déontologiques les plus élémentaires », a insisté l’auteur de ce fameux reportage, Louis Milano-Dupont. Avant d’ajouter : « Cela ne fait évidemment pas partie de nos pratiques. Jamais je n’ai fait appel à un tiers pour monnayer un témoignage. Et je n’ai même jamais fait appel à un tiers dans le cadre de cette enquête sur Rachida Dati. »
Dans cet épisode, diffusé sur France 2 à la mi-décembre, Complément d’enquête dressait le portrait d’une Rachida Dati fine stratège, évoquait son ascension fulgurante dans les années 2000 jusqu’à son retour au gouvernement il y a deux ans, en passant par ses ennuis judiciaires. Le tout au gré d’interviews de ses fidèles soutiens et indéboulonnables opposants.
Face aux accusations de la candidate de la droite aux municipales, une partie des journalistes de la rédaction de France Télévisions sont montés au créneau pour défendre le travail de leurs confrères et déplorer une manœuvre instillant « le doute sur [leurs] méthodes » et portant atteinte « à la liberté de la presse ».
« Vous dites sous serment que c’est faux ? »
« Je dois vous reposer la question, a insisté Jérémie Patrier-Leitus, ce jeudi. Vous contestez les propos [de Rachida Dati] ? Vous nous dites sous serment que c’est faux ? » Louis Milano-Dupont s’est alors montré catégorique : « Je maintiens que c’est totalement faux. » Le journaliste a même dit avoir en sa possession une preuve attestant sa version.
« Pour être totalement transparent, a-t-il assuré, j’ai reçu un mail il y a quelques jours d’un proche de madame Dati, qui a vu l’audition de la ministre de la Culture et qui s’est reconnu dans les propos tenus ici. Il affirme que Complément d’enquête ne lui a jamais proposé d’argent. Il m’a autorisé à en faire état, ici, devant la commission. »
Comme le reporter, Rachida Dati a indiqué une semaine plus tôt être en mesure de corroborer ses propos. La mission revient désormais au rapporteur Charles-Henri Alloncle de réunir ses documents pour les transmettre au président, afin de les étudier.
À l’Assemblée nationale, où se tiennent les auditions dans le cadre de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public s’enchaînent depuis le mois de décembre, les faux témoignages prêtés sous serment peuvent donner lieu à la saisine de l’autorité judiciaire. Sur cette base, des poursuites pénales peuvent être engagées.

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