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LUDOVIC MARIN / AFP
Les avertissements d’Emmanuel Macron avant la marche d’hommage à Quentin Deranque.
• Il annonce une réunion à l’Élysée pour « faire le point » sur les groupuscules violents liés à des partis politiques.
• « Dans la République, aucune violence n’est légitime » et il n’y a « pas de place pour les milices », insiste-t-il.
Le président s’empare du sujet. Emmanuel Macron s’est de nouveau exprimé ce samedi 21 février sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, passé à tabac après une rixe entre deux groupes, une semaine plus tôt à Lyon.
Alors qu’une marche d’hommage doit se tenir entre Rhône et Saône sous haute sécurité ce samedi après-midi, le chef de l’État s’est dit « très vigilant pour que les choses se passent le mieux possible », promettant de se pencher rapidement sur le sujet des groupuscules violents. « J’appelle tout le monde au calme », a-t-il déclaré devant plusieurs journalistes, en marge de sa visite inaugurale du Salon de l’agriculture à Paris.
« C’est d’abord un moment de recueillement et de respect pour notre jeune compatriote, sa famille, ses proches. Ça doit d’abord être cela. Ensuite c’est un moment d’exigence et de responsabilité », a encore lancé le président de la République, avant d’annoncer une « réunion » à l’Élysée en réaction à ce drame et à ses conséquences sur le débat en France.
« Faire un point sur les groupes d’actions violentes »
Le but ? « Faire un point complet avec le Premier ministre et les ministres concernés sur l’ensemble des groupes d’actions violentes qui sévissent et qui ont des liens avec les partis politiques quels qu’ils soient », selon les mots d’Emmanuel Macron. Une façon de cibler, avant tout, la France insoumise et le Rassemblement national.
Bien qu’il ait condamné les événements, le mouvement de gauche radicale est dans la tempête depuis plusieurs jours à cause des liens qu’il a entretenus avec la Jeune Garde antifasciste, groupuscule fondé par Raphaël Arnault en 2018 (et dissout en 2025) au cœur de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Un assistant parlementaire du député insoumis est du reste mis en examen pour « complicité » d’homicide volontaire.
Au Rassemblement national, les dirigeants se sont certes éloignés des groupuscules radicaux de l’ultra droite dans leurs prises de position. Mais des liens demeurent, comme le montrent de nombreuses enquêtes journalistes. Plus encore, le nombre de morts imputés à l’idéologie d’extrême droite est beaucoup plus important que ceux imputés à l’ultragauche depuis 40 ans. Un peu plus tôt dans la semaine, Emmanuel Macron avait déjà appelé « les partis extrêmes à faire du ménage ». « L’extrême gauche en l’occurrence, mais l’extrême droite aussi qui a dans ses rangs des militants qui justifient l’action violente », avait-il souligné.
« Dans la République aucune violence n’est légitime », a-t-il encore insisté ce samedi, appelant « tout le monde » à « être responsable. » Et d’ajouter : « Il n’y a que les forces républicaines qui peuvent agir parce qu’elles protègent un ordre républicain. Il n’y a pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent ».
À Lyon, 2 000 à 3 000 personnes sont attendues pour rendre hommage à Quentin Deranque. De nombreux groupuscules d’ultradroite, des « nationaux-révolutionnaires » Allobroges Bourgoin, dont le militant a été membre, aux nationalistes monarchistes et antirépublicains de l’Action française, devraient être présents.

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