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RICCARDO MILANI / Hans Lucas via AFP
Vue de la tour Eiffel à Paris sous un ciel partiellement nuageux à Paris, en France, le 17 février 2026.
L’Île-de-France passe un week-end sous le signe de la pollution. Les autorités ont annoncé ce samedi 7 mars que Paris et les départements alentour connaissent un épisode « persistant » de pollution aux particules fines. La faute aux activités humaines polluantes, mais aussi… À la météo qui n’arrange rien.
Selon AirParif, l’association chargée de surveiller la qualité de l’air dans la région la formation et l’accumulation de ces particules nocives pour la santé a été « favorisé par la présence d’un temps stable et sec ». Elle prévoit que ce dimanche la qualité de l’air sera « mauvaise à dégradée en Île-de-France ».
Pour comprendre comment la météo favorise cette pollution, il faut d’abord savoir ce que sont les particules fines. Il s’agit de minuscules poussières, invisibles à l’œil nu, en suspension dans l’air, capable de pénétrer profondément dans les poumons et de provoquer des problèmes respiratoires, cardiovasculaires ou allergiques. Elles proviennent principalement des transports, du chauffage au bois ou des activités industrielles.
Temps sec, arrivée de sable du Sahara…
La météo joue un rôle déterminant dans l’accumulation des particules fines. Un temps stable et sec, avec peu de vent, empêche l’air de se renouveler et bloque la dispersion naturelle des particules. Résultat : elles stagnent au‑dessus des villes et des zones urbanisées, entraînant une détérioration rapide de la qualité de l’air. À l’inverse, une météo humide ou venteuse favorise la dispersion des particules, réduisant temporairement leur concentration dans l’air.
Un autre facteur météo peut amplifier ces épisodes de pollution : les courants atmosphériques transportent parfois jusqu’en France des poussières venues du Sahara. Depuis jeudi, un flux de sable saharien touche le pays, arrivant d’abord sur l’ouest et le sud avant de remonter vers le nord et l’est ce week-end. Vous l’avez peut-être remarqué : le ciel peut prendre une teinte orangée et les vitres ou voitures se couvrent de poussière.
Ces poussières ne sont pas directement dangereuses comme les particules fines issues du trafic ou des industries, mais elles s’ajoutent aux polluants déjà présents dans l’air et peuvent favoriser leur accumulation. C’est ainsi que l’île de France se retrouve placé en rouge dans la carte établie par Air Parif, comme vous pouvez le voir ci-dessous, ce qui correspond à une qualité de l’air « mauvaise ».
Carte d’Air Parif, montrant la qualité de l’air du samedi 7 mars en île de France.
La circulation abaissée de 20 km/h ce dimanche
En raison de cette pollution stagnante, les autorités ont pris des mesures de restriction de la circulation pour ce dimanche 8 mars : la vitesse maximale sur les routes franciliennes sera abaissée de 20 km/h. La préfecture recommande également de limiter les déplacements en voiture et, en cas de nécessité, de privilégier le covoiturage. L’usage du bois de chauffage individuel est interdit.
Côté météo, Météo France prévoit un dimanche ensoleillé, avec des éclaircies dès le matin et jusqu’à 18 °C l’après-midi à Paris. Selon Airparif, la qualité de l’air devrait s’améliorer légèrement, mais restera dégradée, et les habitants sont invités à réduire leurs activités physiques à l’extérieur, notamment pour les enfants, les personnes âgées ou les personnes souffrant de problèmes respiratoires ou cardiovasculaires.

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