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7 mars 2026Dans le budget, le gouvernement prévoit bien cette surtaxe (mais hésite encore sur les montants)
QUENTIN DE GROEVE / Hans Lucas via AFP
Cette surtaxe sera bien présente dans le budget (mais Bercy ne dit pas encore son montant)
• Cette mesure, réclamée par le PS, est essentielle pour financer les annonces faites par le Premier ministre.
• Les arbitrages sont toujours en cours concernant le rendement de cette surtaxe qui pourrait rapporter entre 4 et 8 milliards d’euros.
Les cordons de la bourse sont encore à ajuster. Le ministre de l’Économie et des Finances confirme ce samedi 17 janvier que le gouvernement compte bien intégrer à son budget la fameuse surtaxe sur les bénéfices des très grandes entreprises. Une mesure réclamée par le Parti socialiste, mais repoussée à l’Assemblée l’automne dernier.
Si Sébastien Lecornu n’en a pas dit un mot vendredi soir, lors de son allocution sur le perron de Matignon, c’est parce que la mesure est toujours en discussion. « On est encore en train de caler les derniers chiffrages », a ainsi expliqué Roland Lescure sur franceinfo, évoquant des négociations en cours « avec les groupes parlementaires du Sénat sur l’évolution des dépenses des collectivités locales », dont dépendront les contours de la future surtaxe.
Pour résumer, l’affaire est une question de milliards. Cette disposition est née sous Michel Barnier et François Bayrou, dans l’objectif de répondre à l’enjeu de justice fiscale, avec un rendement de 8 milliards d’euros pour 2025. Le gouvernement de Sébastien Lecornu voulait la reconduire, en rabotant quelque peu la manne attendue, autour de 6 milliards. Mais les groupes LR et Renaissance s’y sont opposés au cours des débats.
Plusieurs questions en suspens
Qu’importe désormais pour le Premier ministre, qui entend bien mener sa barque (proche du Parti socialiste) comme il le souhaite pour arracher un semblant de compromis sur son budget. Reste donc à savoir s’il reprendra les revendications d’Olivier Faure et ses troupes (8 milliards) ou s’il opte pour la version moins-disante qu’il défendait à l’automne.
Cette surtaxe apparaît en tout cas nécessaire pour financer les mesures annoncées par Sébastien Lecornu vendredi, comme la revalorisation de la prime d’activité (deux milliards de dépenses supplémentaires), la création de postes dans l’Éducation nationale, ou encore la généralisation des repas à un euro à l’université. Autant de gestes adressés au PS, parti pivot, donc déterminant, pour l’avenir du gouvernement.
De fait, nombreuses questions restent encore en suspens alors que Sébastien Lecornu essaie de dessiner la sortie du tunnel budgétaire. Ainsi, les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, risquent plutôt de participer à l’effort, « dans des proportions acceptables », selon l’expression du Premier ministre, pour tenir le déficit. Malgré les nouvelles dépenses, l’exécutif table encore sur un retour à 5 % (contre 5,4 actuellement.)
Outre ces enjeux de fond, qui touchent précisément ici à la répartition de l’effort entre collectivités territoriales et grandes entreprises, Sébastien Lecornu doit encore trancher la question de forme : quel véhicule pour contourner le Parlement et un vote qui serait forcément négatif ?
Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi 20 janvier, le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 (auquel il avait solennellement renoncé à son arrivée à Matignon), ou à une ordonnance, une option elle aussi risquée, car encore jamais utilisée. Les dilemmes restent nombreux.

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