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LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron à son arrivée à New Delhi le 18 février (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
Un début de mea culpa. Mais un début seulement. Lors d’un entretien accordé à Brut India dans la soirée du mercredi 18 au jeudi 19 février, Emmanuel Macron a admis avoir fait de « grosses erreurs », tout en restant évasif sur les choses qu’il se reprochait.
« À chaque fois que j’ai eu trop confiance en moi, j’ai fait des erreurs, de grosses erreurs », a-t-il lâché depuis l’Inde, avant d’ajouter : « quand on considère qu’on peut tout dire, parfois c’est mal compris et après on est tellement contrarié ». Tout aussi flou, Emmanuel Macron a poursuivi : « On a un excès de confiance quand on est moins sensible à la façon dont ce sera perçu par les autres. »
Une forme de remise en cause de son action, mais qui ne va pas jusqu’à entrer dans les détails. Alors, à quoi fait allusion le chef de l’État ? Peut-être à sa dissolution manquée décidée après une gifle électorale qui a plongé le pays dans une crise politique durable. Ou alors à sa réforme des retraites, imposée par 49-3 face à la colère de la rue et l’impossibilité de la faire voter à l’Assemblée, et qui a fini par être suspendue par Sébastien Lecornu pour acheter la clémence des socialistes.
De quoi parle-t-il ?
Peut-être aussi à la baisse des ambitions écologiques de la France durant ses deux mandats. Emmanuel Macron pense-t-il à sa façon dont il avait géré l’affaire Benalla ? Ou à la façon dont il avait volé au secours de Gérard Depardieu, alors visé par trois plaintes pour viol ? Possible aussi qu’il fasse aussi allusion à sa défense de la loi immigration, qui a avalisé le projet frontiste de « préférence nationale » avant d’être retoquée par le Conseil constitutionnel, pour le plus grand bonheur de l’extrême droite qui a vu son discours adoubé par le pouvoir.
En réalité, il est plutôt probable qu’il ne s’agisse en rien de tout cela. Et pour cause, devant des lycéens au début du mois de février, Emmanuel Macron ne semblait rien renier de son bilan. « Je me suis battu pour être élu, je suis très fier de ce que j’ai fait », avait-il assuré, avant de lancer, un brin nostalgique : « Enfin en tout cas, on a épousé une époque ensemble. Et moi ça me… Il reste plus d’un an mais ce que je veux dire, c’est que c’est chouette, c’est la vie. Ce que veut dire cette expression, c’est qu’on a quand même traversé de drôles de périodes quoi… Les gilets jaunes, le Covid, la guerre en Ukraine […]. Donc ouais, on en a traversé. M’enfin à la fin, on a quand même bien tenu quoi, on l’a fait ! ». Finalement, pas vraiment un mea culpa.

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