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GAVRIIL GRIGOROV, NHAC NGUYEN / AFP
L’Ukraine et la Russie se retrouvent pour une énième phase de négociations à Abou Dhabi, en présence des Américains. (Image d’illustration)
Des pourparlers, mais pour quoi faire ? Des responsables russes, ukrainiens et américains se retrouvent à Abou Dhabi pour de nouvelles discussions afin de mettre un terme à cette guerre qui dure depuis près de quatre ans. Mais le Kremlin a déjà assuré, ce mercredi 4 février : « Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra. »
Une déclaration du porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, qui n’étonne pas puisque la Russie se montre inflexible à chaque nouvelle phase de négociation, et poursuit dans sa ligne de conduite en qualifiant cette guerre d’« opération militaire spéciale ». « Notre position est bien connue », est-il venu confirmé. Cela renforce encore une fois les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques. « Il s’agit d’un ultimatum de la Russie. Bien sûr que c’est du chantage », a réagi Volodymyr Zelensky au 20 Heures de France 2.
En fin d’après-midi ce mercredi, l’Ukraine a assuré que les discussions du jour avaient été « substantielles et productives ». Les pourparlers doivent se poursuivre jeudi pour une deuxième journée.
Récemment, le Kremlin avait affirmé que l’une des conditions « très importante » pour mettre fin au conflit serait que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu’elles contrôlent encore dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Kiev se refuse jusqu’à présent à abandonner ces territoires, où sont situées ses principales défenses face aux assauts russes. « Il ne pourra pas y avoir de compromis sur la question de notre souveraineté », a rappelé le président ukrainien ce mercredi au micro de Léa Salamé.
Le Donbass, région de 55 000 km2 collée à la Russie, est un grand bassin industriel, riche en charbon et en minerai. Le territoire est étroitement lié à l’histoire russe, car il a appartenu à la fédération soviétique.
« Ils continuent de miser sur la guerre et la destruction de l’Ukraine »
Ce discours intransigeant du Kremlin s’accompagne de la reprise mardi, après une semaine de pause obtenue sur demande de Donald Trump, des frappes massives russes sur l’Ukraine. Cette attaque, qui a impliqué des centaines de drones et des dizaines de missiles, a visé des sites énergétiques et entraîné des coupures de chauffage et de courant pour des centaines de milliers de foyers, par des températures frôlant les -20 °C. Deux personnes ont été tuées, selon un premier bilan.
Et mercredi, un bombardement russe sur un marché dans la ville de Droujkivka, dans l’est de l’Ukraine, a fait au moins sept morts et 15 blessés, a annoncé le gouverneur régional Vadym Filachkine.
« Chaque frappe russe de ce type confirme que l’attitude de Moscou n’a pas changé : ils continuent de miser sur la guerre et la destruction de l’Ukraine », a fustigé Volodymyr Zelensky. Il a assuré que « le travail de l’équipe de négociation (ukrainienne) sera adapté en conséquence », sans autres détails.
Ce type de frappe sur les réseaux électriques et le secteur gazier s’est multiplié ces derniers mois, alors que l’Ukraine fait face à un hiver très rude. Les troupes ont également accéléré leurs avancées au niveau du front. Une stratégie dans le but de faire flancher l’Ukraine rapidement, puisque du côté de la Russie, l’économie décroche largement.

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