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7 mars 2026François Hollande, Élisabeth Borne et Marc Fesneau veulent la proportionnelle ? Le gouvernement dit non
THOMAS SAMSON / AFP
Élisabeth Borne et François Hollande en 2023 à Paris.
• L’exécutif, par la voix de Maud Bregeon, s’oppose à cette réforme avant 2027, préférant attendre la campagne présidentielle pour porter ce débat.
• La proportionnelle, déjà expérimentée en 1986, reste un débat récurrent.
Le débat hante le monde politique depuis plusieurs décennies. Faut-il passer à la proportionnelle aux élections législatives ? Véritable serpent de mer, la réforme a été plusieurs fois évoquée, sans cesse repoussée. Dans une tribune publiée ce dimanche 8 février dans La Tribune dimanche, plus de 70 responsables politiques dont Élisabeth Borne, François Hollande, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Bernard Cazeneuve, Cécile Duflot, Carole Delga, Cyrielle Chatelain, Yannick Jadot et Boris Vallaud, remettent le débat sur la table.
« Nous sommes les seuls en Europe à utiliser le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour les élections législatives », écrivent-ils, plaidant pour une réforme « qui rendrait un grand service à la République ». « Le passage à un scrutin proportionnel » permettrait, selon eux, de « débloquer une mécanique politique manifestement grippée et redonnerait de la vitalité démocratique à notre société ». Ajoutant : « Dans une Vème République qui a doté l’exécutif de pouvoirs très étendus, il n’y aurait plus alors qu’un pas à franchir pour transformer notre démocratie en un régime autoritaire comme Donald Trump cherche à le faire actuellement aux États-Unis ».
Tous se disent convaincus que l’instauration de la proportionnelle pourrait se faire assez rapidement puisque de nombreuses forces politiques représentées à l’Assemblée nationale y sont favorables. Parmi les signataires de la tribune, on retrouve d’ailleurs un éventail large d’appartenances politiques. Certains sont membres de Renaissance, d’autres des Écologistes, du Parti socialiste ou du Modem. Aucun membre du Rassemblement national en revanche, bien que la formation d’extrême droite soit favorable à la proportionnelle.
« Des députés issus de groupes politiques différents ont déposé ensemble une proposition de loi en ce sens en octobre dernier et le même projet sera déposé aussi prochainement au Sénat. Il doit maintenant être soumis le plus rapidement possible au Parlement », demandent les signataires.
Mais l’exécutif ne semble pas prêt à lancer ce débat. Invitée de France Info ce 8 février, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a fermé la porte à une mise en place de la proportionnelle avant 2027, expliquant « à titre personnel » ne pas y être favorable. Selon elle, c’est un sujet qui devra être tranché dans le cadre de la campagne présidentielle. « En tout état de cause, ce ne sera pas une proposition qui aboutira d’ici à l’élection », assure-t-elle. La proportionnelle, qu’avait expérimentée François Mitterrand en 1986, devra visiblement patienter encore un peu.

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