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7 mars 2026Comme l’Ayatollah Khamenei, Hassan Khomenei porte un turban noir sur la tête. Signe qu’il se considère comme un Seyyed, un descendant du prophète Mohammad – le nom donné à Mahomet en Iran.
Hassan Khomeini a 53 ans. Et quand il était enfant, il se faisait photographier en pantalon de velours et pull jacquard, à côté de son illustre grand-père paternel : l’ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique en 1979.
Dans les pas de son aïeul, Hassan Khomeini a étudié au séminaire, où il est devenu clerc ; il a ensuite enseigné dans la ville sainte de Qom. On le présente aussi comme un homme qui s’intéresse à la philosophie.
« Le plus éminent » des quinze petits-fils de l’ayatollah
Ces derniers mois, Hassan Khomeini a pris plusieurs fois la parole publiquement, dans des discours dont des extraits ont été diffusés sur les réseaux sociaux. Certains mis en scène sur fond musical. “La Révolution, c’est le chef d’œuvre de Khomeini », clame -t-il dans un micro. « Mon grand-père a vraiment fait du grand art ! Avec sa Révolution, il a su réunir tous les citoyens, quels que soient leurs dialectes, il a réuni tout le monde sous le même drapeau iranien. Il y a quelque chose de fraternel… », affirme Hassan Khomeini, qui est l’un de ses quinze petits-fils, celui qui est considéré comme « le plus éminent » -sic.
« Il faut faire attention de ne pas abîmer ça », poursuit le religieux. « Il faut poursuivre dans cet objectif. Depuis toujours, il y en a qui ne sont pas d’accord, mais il faut qu’on soit soudés, unis, qu’on s’aime les uns les autres. C’était quelqu’un de très juste Khomeini, et de populaire”.
Dans ce discours, daté du 17 octobre, Hassan Khomeini, petite barbe pointue et habit traditionnel, fait donc un éloge inconditionnel de son grand-père, inhumé dans un mausolée dont Hassan Khomeini est devenu le gardien depuis 1995. Son père mort cette année-là, et son grand-père, mort en 1989, sont enterrés ensemble.
Hassan Khomeini réformateur ?
Hassan Khomeini, petit-fils élogieux qui est néanmoins décrit comme un homme assez ouvert. C’est en tout cas ce qu’on dit de lui. Et ce qui pourrait, selon les observateurs, le mener au poste de Guide Suprême à son tour, ce choix serait un signe d’ouverture envers le peuple iranien. Hassan Khomeini d’ailleurs est l’un des rares à avoir parfois eu des mots pour soutenir la jeunesse révoltée depuis plusieurs années.
“Il ne faut pas oublier la majorité des gens. Il faut être avec eux. Et la majorité, ce n’est pas seulement les gens autour de nous, les catégories les plus aisées, c’est la société, la majorité. Chaque personne a le droit d’avoir un avis, de choisir son destin.
La justice, c’est ultra important , c’est un discours cher à tous les jeunes, la justice. L’âme de la jeunesse est très attachée à ça, à ce qui est juste. La jeunesse la réclame, cette justice. C’est le moteur de n’importe quelle société, ce besoin de justice. Mais il faut faire attention à ce que ça ne se traduise pas par un aveuglement.”
Conviction profonde ou discours stratégique ?
Hassan Khomeini, père de quatre enfants, a quand même dit le mois dernier, qu’il louait la « sagesse » de l’Ayatollah Khamenei, en dépit de sa répression sanguinaire du mois de janvier.
Hassan Khomeini a aussi affiché depuis longtemps une envie de réformer le pouvoir à Téhéran. A l’époque, il avait été écarté par ceux qui l’accusaient d’être un ecclésiastique corrompu.

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