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Depuis janvier 2026, trois commerces du centre-ville de Narbonne ont dû baisser le rideau : les immeubles dans lesquels ils sont situés présentent un danger. Concernant les travaux à effectuer ou les possibilités de relogement, les commerçants sont toujours dans l’attente.
Au 19 et 21 boulevard Ferroul près des Halles, ou encore au 32 de la rue commerçante de l’Ancien-Courrier, trois enseignes ont plié boutique. Elles n’avaient pas le choix : un arrêté de péril frappe les immeubles où se situe leur cellule. Les bâtiments vétustes sont devenus dangereux et menacent en effet la sécurité publique. Les commerçants ont été sommés de quitter les lieux et des habitants ont également été évacués.
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Diagnostic en cours
Un expert a confirmé le péril imminent dans ces différents immeubles et la mairie a été contrainte de prendre un arrêté. Un délai a été accordé aux commerçants et la municipalité s’est engagée à les accompagner pour trouver un nouveau local. Or, en ce début du mois de mars, les trois enseignes concernées, à savoir l’écailler le Moussaillon, le caviste le St-Sauveur, et le magasin de sacs Marie-Louise, n’ont toujours pas rouvert leurs portes. À savoir que la Ville a demandé une étude structurelle : le but est de déterminer quels sont les aménagements à effectuer par les propriétaires pour sécuriser les immeubles, et donc permettre aux commerces de rouvrir.
La mairie de Narbonne indique qu’un « second diagnostic est en cours. Les commerçants sont dans l’attente des conclusions de ce rapport d’expertise, qui doit préciser la nature des travaux à réaliser. À ce stade, la durée est estimée à environ quinze jours ». La patience est encore de mise pour les professionnels : « On espère avoir des nouvelles très vite », confie une commerçante du boulevard Ferroul. La municipalité indique au passage que « la division Commerce de la Ville a d’ores et déjà proposé des solutions de relogement aux commerçants concernés ».
« Pas de travaux en cours »
À la boutique Marie-Louise (ouverte depuis plus de 35 ans), le responsable Cédric Caumes est pourtant sceptique. « Toutes les cellules que l’on va me proposer pour me réinstaller en centre-ville risquent d’être hors de prix. J’attends de voir si je ne peux pas réintégrer mes locaux plus tard ». Pour l’heure « des experts planchers doivent venir, j’attends de voir ce qu’ils préconisent. Pour l’instant il n’y a pas de travaux de sécurisation en cours ». Dès lors, « c’est plus qu’un manque à gagner pour mon commerce ! », explique le commerçant. Il a d’ailleurs licencié ses deux vendeuses, « car je n’avais plus les moyens de les payer. J’attends la réouverture prochaine pour réembaucher du personnel ». Cédric Caumes compte dès lors sur la réactivité du propriétaire de l’immeuble « pour faire les travaux nécessaires : pour que ça avance, il faut du répondant ! ».
« On entend le plancher craquer toutes les 10 minutes »
Ce commerçant, dont l’enseigne est située dans l’un des immeubles en péril, témoigne de la vétusté du bâtiment. Depuis la fermeture, « je suis retourné un dimanche matin dans mon commerce car j’ai du matériel et de la marchandise à gérer. C’est vraiment très inquiétant : on entend le plancher craquer toutes les 10 minutes. Et ce sont des craquements toujours plus importants et plus sourds. Je ne suis pas quelqu’un de peureux, mais je ne suis pas resté longtemps ! ». D’ailleurs, ce sont ses employées qui l’ont averti : « Elles m’ont dit, si ce n’est pas vous qui appelez la mairie, c’est nous qui le ferons. Jusqu’alors, je n’y prêtais pas attention, mais c’est là que j’ai vraiment découvert les fissures importantes. C’est compliqué pour le centre-ville, d’autant que la rue du Pont-des-Marchands est quasiment vide (NDLR, en raison d’immeubles en péril également) ».
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