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Crédit : Crédit : pixarno / Adobe Stock
Trois nouveaux cas d’intoxications alimentaires d’enfants ont été recensés dans l’Aisne ou ses environs depuis jeudi soir, a annoncé la préfecture dans un communiqué vendredi soir, portant le total à 11 cas, dont une fillette de 12 ans décédée lundi.
Tous ces enfants ont été victimes de symptomatologie digestive sévère (diarrhées sanglantes) depuis le 12 juin, selon la préfecture. Parmi eux, six « ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU), dont l’un est malheureusement décédé ».
Parmi les trois nouveaux enfants intoxiqués, l’un réside dans l’agglomération de Saint-Quentin (Aisne), où sont survenus les premiers cas, et un autre réside dans la Marne mais a consommé de la viande issue d’une boucherie saint-quentinoise dont l’activité a été suspendue par la préfecture, détaille cette dernière.
« Un dernier cas, identifié (vendredi) soir, est en cours d’investigations », est-il précisé.
Par précaution et dans l’attente de résultats d’analyses, la préfecture demande à la population « de ne plus consommer les denrées achetées dans quatre boucheries » de Saint-Quentin, dont elle a divulgué les noms et adresses.
L’activité de deux premières boucheries est suspendue depuis jeudi, la préfecture ayant expliqué vendredi matin que les enfants malades avaient « consommé de la viande ou des produits à base de viande » issus de ces deux établissements quelques jours avant les symptômes.
Depuis, « les investigations sont élargies à de nouveaux établissements dans lesquels des prélèvements ont été réalisés », précise la préfecture.
Les résultats des analyses de ces prélèvements de viande, du moins concernant les deux premières boucheries, « devraient être connus en tout début de semaine prochaine », avait indiqué la préfecture vendredi matin.
Les échantillons ont été envoyés vers le laboratoire national de référence à Marcy-l’Étoile dans le Rhône, et une enquête relative à la traçabilité des viandes utilisées a été engagée.
Maladie infectieuse rare, « le plus souvent d’origine alimentaire », le SHU survient dans la plupart des cas comme complication d’une intoxication à une bactérie de la famille des Escherichia coli (E. coli). Elle touche 100 à 165 enfants en France chaque année, selon Santé publique France.

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