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L’armée israélienne, qui n’a fourni aucune indication précise sur le lieu ou la date de tels tirs, dit « suivre de près cette situation ».
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L’armée israélienne en est persuadé : les Iraniens ont utilisé des missiles armés de têtes à sous-munitions dans ses frappes visant Israël en riposte à l’offensive israélo-américaine lancée contre la République islamique. « Ils les ont utilisées de manière simultanée à de multiples reprises, ce qui est un crime de guerre quand c’est dirigé vers des civils, et nous suivons de près cette situation », a déclaré à la presse le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l’armée israélienne, vendredi 6 mars. Une déclaration sans plus de détails : l’armée de l’Etat hébreu n’a fourni aucune indication précise sur le lieu ou la date de tels tirs.
Des vidéos tournées par l’AFP jeudi à la nuit tombée dans le centre d’Israël ont montré dans le ciel une nuée de points incandescents tombant vers le sol. Interrogé sur ces images par l’AFP, Etienne Marcuz, spécialiste de balistique à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) estime qu’elles correspondaient aux sous-munitions libérées par un « MRBM à sous-munitions antipersonnelles » (missile balistique de moyenne portée), vraisemblablement un missile iranien de type Ghadr ou Emad. « A priori il y en a 80 par tête », a-t-il ajouté.
Les armes à sous-munitions sont conçues pour libérer sur une zone un nombre important de petites charges explosives. Outre le fait qu’elles ont un périmètre d’effet étendu, une partie de ces charges n’explose pas lors de l’impact et peut donc faire des victimes dans la durée. L’Iran et Israël ne sont ni signataires ni parties à la convention sur les armes à sous-munitions de 2008 qui interdit l’usage, la production, le stockage ou la dissémination de telles armes.
La police avait dit mercredi qu’un missile à sous-munitions avait visé Israël, sans préciser le lieu ni la date de ce tir. « Après une inspection sur place par des experts en déminage de la police, il a été déterminé que l’objet est une pièce d’armement de type sous-munitions », avait-elle écrit dans un communiqué publié après une alerte concernant un projectile tiré depuis l’Iran.
La censure militaire interdit aux journalistes de filmer ou de faire état de dégâts à des installations militaires ou sécuritaires. Pour ce qui est des dégâts dans des zones civiles, les journalistes sont autorisés à en parler et à en diffuser des images, mais sans préciser leur localisation exacte.
Amnesty International avait affirmé que l’Iran avait fait usage de missiles à sous-munitions contre des zones civiles en Israël pendant la guerre qui a opposé les deux pays en juin 2025. L’ONG avait alors dénoncé une « violation flagrante du droit international humanitaire coutumier ».

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