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7 mars 2026La Russie fournit-elle des renseignements à l’Iran pour frapper les positions américaines ?
“La Russie fournit à l’Iran des informations pour attaquer les forces américaines présentes au Moyen-Orient, le premier indice de l’engagement – même indirect – d’un autre adversaire majeur des États-Unis dans la guerre, selon trois sources officielles proches du renseignement”, écrit le Washington Post, dans un article publié le 6 mars.
Ces informateurs, qui s’expriment sous couvert d’anonymat, suggèrent au quotidien de la capitale fédérale que Moscou pourrait apporter une aide logistique à Téhéran, notamment grâce à leur imagerie spatiale. Des données qui permettraient de localiser d’éventuelles cibles militaires – bâtiments de guerre, avions de chasse, bases logistiques – et de les frapper. L’ampleur réelle de ce partage d’informations, s’il venait à être confirmé, reste à démontrer, mais le Washington Post estime déjà que “le conflit [au Moyen-Orient] qui s’étend rapidement implique désormais l’un des principaux concurrents des États-Unis, qui plus est une puissance nucléaire avec d’importantes capacités de renseignement”.
L’administration Trump, sans démentir formellement les dires du quotidien, a aussitôt minimisé leur portée. Vendredi, dans un extrait d’interview pour l’émission de CBS “60 minutes” qui doit être diffusée dimanche, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, se dit “peu préoccupé”.
Dans les médias américains, plusieurs experts se sont étonnés de la “sophistication” des frappes de missiles et de drones effectuées par Téhéran, en riposte des bombardements israélo-américains qui ont cours depuis le 28 février. Toujours dans le Washington Post, Dara Massicot, experte à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, affirme que “[l’Iran] procède à des frappes très précises sur des radars d’alerte précoce ou des radars trans-horizon”. Six soldats américains sont morts après une attaque de drones iraniens survenue dimanche au Koweït, ajoute le titre.
Échange de bons procédés
“Vladimir Poutine s’est longtemps opposé à ce que les États-Unis fournissent de l’imagerie satellite à l’armée ukrainienne [dans le cadre de sa guerre contre l’invasion russe], et semble maintenant faire de même”, note pour sa part le quotidien britannique The Daily Telegraph.
“Alors que l’Iran ne dispose que d’un nombre réduit de satellites militaires, Moscou est bien doté et a perfectionné ses capacités au cours de sa guerre contre l’Ukraine.”
Il s’agirait en somme d’un échange de bons procédés, indique la chaîne américaine CNN. “La Russie et l’Iran coopèrent depuis au moins trois ans en matière de technologies de drones et de missiles. L’Iran fournit à la Russie des drones Shahed et des missiles balistiques de courte portée pour cibler l’Ukraine, et aide à mettre sur pied une industrie solide de fabrication de drones iraniens en Russie. En retour, l’Iran bénéficie de l’aide russe pour renforcer son programme nucléaire.”
Mais de l’avis de nombreux observateurs, cette aide russe, si elle était prouvée, aurait elle aussi ses limites. Moscou a ses propres problèmes sur le front ukrainien et ne peut se permettre d’éparpiller ses forces.

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