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7 mars 2026Le Liban visé par des frappes d’Israël, le président Joseph Aoun condamne les bombardements depuis Paris
INTERNATIONAL – Il dénonce une « tentative détestable de ramener le Liban dans un tourbillon de violences ». Le président libanais Joseph Aoun, en visite à Paris ce vendredi 28 mars pour son premier déplacement officiel en Occident depuis son élection en janvier, a « fermement » condamné les frappes israéliennes ayant visé la banlieue sud de Beyrouth dans la matinée.
« Je lance un appel à tous nos partenaires, de Paris à Washington, à agir vite pour mettre un terme à la dégradation de la situation et aider le Liban à mettre en œuvre l’ensemble des résolutions internationales concernant ses frontières et son territoire », a lancé Joseph Aoun au début de sa prise de parole lors d’une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron.
Ce dernier a de son côté jugé ces frappes « inacceptables » et « en violation du cessez-le-feu ». « Les frappes sont des actions unilatérales qui trahissent une promesse donnée et qui font le jeu du Hezbollah », a-t-il estimé, annonçant qu’il allait s’entretenir par téléphone à ce sujet avec le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
« Pas d’activités qui justifiaient des frappes », selon Macron
Plus tôt dans la matinée, l’armée israélienne avait annoncé mener des frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, frontalier d’Israël, en riposte au tir de deux « projectiles » dont l’un a été intercepté et l’autre est tombé sur le sol libanais.
Le Hezbollah a nié être à l’origine de ces tirs. « Tout indique » que « le Hezbollah n’est pas responsable » des tirs de roquettes vers Israël, a de son côté assuré Joseph Aoun depuis Paris. « Il va y avoir une enquête sur l’origine de ces tirs », a-t-il ajouté.
« Nous n’avons pas eu d’informations signalant des frappes du Hezbollah et des activités militaires au Sud », a appuyé le président français depuis l’Élysée. « Il n’y avait pas d’activités qui justifiaient des frappes », a-t-il insisté.
Les frappes israéliennes ont fait trois morts et 18 blessés dans le village de Kfar Tebnit, selon l’agence de presse libanaise Ani.
Dans le sud de Beyrouth, les premières frappes depuis 4 mois
Après avoir visé le sud du Liban, Israël a bombardé la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, pour la première fois depuis quatre mois de trêve. L’armée avait appelé à évacuer une partie des habitants de ce secteur, cible de bombardements intenses pendant les deux mois de guerre ouverte qui l’ont opposée au mouvement libanais soutenu par l’Iran, avant un fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.
La frappe a visé le quartier de Hadath, densément peuplé et abritant des écoles, d’où s’élevait une épaisse colonne de fumée noire, selon des images de l’AFP.
Depuis le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 15 février, Israël continue de mener des frappes en territoire libanais et les deux parties s’accusent régulièrement de violer la trêve. Israël a par ailleurs rompu le 18 mars deux mois de trêve dans la bande de Gaza, où elle a repris son offensive pour contraindre le Hamas à libérer les derniers otages retenus dans le territoire palestinien.
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