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7 mars 2026Municipales 2026 à Montpellier : pourquoi le doyen de la fac de droit se rallie à Michaël Delafosse
Le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Guylain Clamour, rejoint la liste du maire sortant Michaël Delafosse pour les municipales des 15 et 22 mars 2026. Un engagement que l’universitaire présente comme un choix de valeurs et de tradition locale, plus que comme un virage politique.
Il aurait pu rester à l’abri des amphis et des Codes annotés. À 48 ans, Guylain Clamour, doyen de la faculté de droit de Montpellier, choisit finalement de franchir le pas. L’universitaire rejoint la liste du maire sortant socialiste Michaël Delafosse, candidat à sa réélection les 15 et 22 mars 2026.
La proposition est récente, confie-t-il. Il ne l’a « ni cherchée ni préméditée ». Mais une fois la compatibilité juridique vérifiée, la réflexion s’impose. « C’est un acte d’engagement », dit-il, qu’il relie à une tradition montpelliéraine : celle d’universitaires prenant part à la vie locale. Montpellier, rappelle-t-il, s’est construite « par et avec l’université », de la faculté de médecine à celle de droit.
Une engagement fait « avec humilité »
Au-delà de l’ancrage historique, le professeur de droit public évoque un contexte plus large : « Une invisibilisation rampante » de l’université, des budgets contraints, un climat national qu’il juge « triste » pour la science. Face à « un monde qui se radicalise », il revendique la nuance, le doute méthodologique, la laïcité et « une gauche de l’universalisme ». C’est aussi pour ces valeurs, assure-t-il, qu’il accepte de s’engager aux côtés de Michaël Delafosse.
Doyen en fin de second mandat (la loi lui interdit de se représenter), il précise que les deux fonctions resteront « étanches » et qu’il n’ambitionne pas nécessairement un poste exécutif. Il entend plutôt mettre son expertise au service de dossiers concrets : commande publique, sociétés d’économie mixte, urbanisme économique, gestion du foncier… « Je reste un peu tout-terrain », glisse-t-il.
Loin d’un plan de carrière politique, Guylain Clamour dit avancer « avec humilité ». Deux enfants de 7 et 11 ans, une carrière universitaire encore ouverte : l’homme ne se projette pas au-delà. Pour l’heure, il assume un choix qu’il sait exposé. Quitter la réserve académique pour l’arène municipale : à Montpellier, la vieille alliance entre savoir et cité trouve un nouveau visage.

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