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7 mars 2026Municipales 2026 : l’association Carca’Vélo a réuni les cinq listes candidates aux municipales pour faire le point sur les mobilités douces
L’association Carca-Vélo, engagée dans la défense de la pratique du cyclisme, a invité les cinq listes candidates aux élections municipales de Carcassonne afin de montrer les difficultés quotidiennes rencontrées par les utilisateurs. Chacun des représentants des listes a fait des promesses en cas d’élection.
La météo capricieuse de ce samedi 7 mars 2026 n’a pas permis à l’association Carca’Vélo de suivre le programme convenu. Les membres avaient invité les cinq listes candidates aux élections municipales de Carcassonne à faire un tour de ville à vélo pour prendre conscience de la réalité des déplacements. Faute de beau temps, un court film du parcours a été projeté par l’association au café associatif l’Accolade. Les candidats se sont vu remettre un dossier listant les anomalies et les difficultés ainsi que les propositions d’améliorations pour favoriser les mobilités douces.
Lors de la projection, Patrick Fayolle, co-président, a fait un point sur les principaux axes autour de la Bastide, pointant le manque de parcs à vélo, de signalétique et de pistes cyclables. « Une ville cyclable, ce sont des gens rassurés. Beaucoup de personnes nous ont confié ne pas se mettre au vélo par peur », détaille Clément Dedies, co-président. L’association plaide pour un vrai projet global d’aménagement cycliste sécurisé dans la ville de Carcassonne.
« Au pont d’Artigues, un aménagement cyclable doit être réalisé le long du boulevard Roosevelt afin que les habitants de Grazailles puissent gagner le centre-ville et la gare en sécurité », détaille le document. Carca’Vélo a également démontré qu’aucun stationnement pour les vélos n’a été créé le long du boulevard Barbès ni sur l’espace François-Mitterrand, et demande à cette occasion que le ratio d’un stationnement vélo pour dix stationnements automobiles, prévu par le Plan local d’urbanisme (PLU) pour les habitations, soit respecté.
Le constat posé, l’association a proposé des pistes d’améliorations concrètes : « On demande aux prochains élus de la concertation. Le but n’est pas de faire du tout vélo, l’idée est de vivre ensemble avec les autres usagers. Nous voulons mettre en avant les possibilités d’organisation des mobilités pour les piétons, les voitures et les vélos », détaille Clément Dedies.
Tour à tour, les 5 listes candidates ont évoqué leur vision de la mobilité douce à Carcassonne. Si les têtes de liste Christophe Barthes (RN), Gérard Larrat (divers droite) et Jihed Tayebi (LFI-NPA) n’ont pas pu être présents, Alix Soler-Alcaraz (Union de la gauche) et Magali Bardou (centre droit) ont écouté attentivement les revendications des cyclistes. Les 5 listes se rejoignent sur le constat, Carcassonne n’a pas assez développé son potentiel cyclable.
Les listes ont rendu leurs propositions
Sur la méthode, Alix Soler-Alcaraz propose de faire vivre une commission d’accessibilité grâce à un plan vélo génération 2036 : « Il y a un enjeu de changement de pratique des mobilités, on doit repenser les infrastructures pour les usagers du quotidien et pas que pour les touristes. »
Même son de cloche du côté du binôme Magali Bardou – François Mourad qui assure, en cas d’élection, créer une commission extra-municipale co-dirigée par l’association afin d’établir un bilan et distribuer un budget en fonction des travaux à réaliser. « On veut vous donner les clefs, c’est vous, les usagers qui savez tout de la pratique à vélo », a affirmé Marie Barthe, colistière.
Côté liste du maire sortant, Marie-Aude Montussac, déléguée aux affaires sociales, reconnaît que les erreurs de signalétique peuvent rapidement être corrigées et promet également de créer une commission extra-municipale.
Patrick Martinez pour le Rassemblement national affirme vouloir « organiser la mobilité douce en complémentarité des automobilistes et repenser le centre-ville autrement. »
Pour la liste LFI, « le choix de déplacement est politique, aujourd’hui l’urbanisme privilégie la voiture et rien n’a été fait depuis des années pour changer cela », pointe Jacques Vieules.

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