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7 mars 2026Russes, Ukrainiens et Américains tentent de régler la dernière question « clé » pour la paix
LISI NIESNER / AFP
À Abou Dhabi, Russes, Ukrainiens et Américains tentent de régler la dernière question « clé » des négociations (Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’envoyé spécial américain Steve Witkoff posent pour une photo de famille le 15 décembre 2025 à la Chancellerie à Berlin.)
• La Russie exige le retrait des forces ukrainiennes de l’est de l’Ukraine, condition nécessaire pour un accord de paix.
• Les discussions s’annoncent tendues, sans garantie de négociations directes entre les délégations russe et ukrainienne.
Après les garanties de sécurité, c’est la dernière question « clé » des négociations de paix dans le cadre de la guerre en Ukraine. Et elle ne va pas être simple à régler. Ce vendredi 23 janvier, la Russie, l’Ukraine et les États-Unis se réunissent Abou Dhabi pour des pourparlers prévus pour durer jusqu’à samedi. « Il a été convenu que dès aujourd’hui, la première réunion d’un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi », a déclaré à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.
Dans ces négociations, la question territoriale reste le principal point non résolu de l’équation. Et elle va être mise sur la table ces deux jours, a déclaré Volodymyr Zelensky vendredi matin. « La question du Donbass est clé », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse en ligne.
Dans cette affaire, la Russie exige un retrait des forces ukrainiennes de ce territoire industriel et minier de l’est de l’Ukraine incluant les régions de Donetsk et Lougansk. Ses exigences visent notamment de la région de Donetsk qu’elle contrôle en partie et qui reste l’épicentre des combats qui ont fait a minima des dizaines de milliers de morts depuis presque quatre ans.
Sans ce point réglé, « inutile d’espérer » une conclusion
Pour le président ukrainien, ce point sur les territoires de l’est du pays et revendiqués par Moscou n’est « pas encore résolu ». Et sans cela, pas de paix possible. « Sans règlement de la question territoriale (…) il ne faut pas compter obtenir un règlement à long terme », a appuyé vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin après une réunion entre Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff.
Depuis Davos, ce dernier avait vanté les progrès « significatifs » accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens. « Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point », a-t-il déclaré. Mais les discussions risquent d’être assez tendues alors que le Kremlin a exigé ce vendredi que les troupes ukrainiennes se retirent de l’est de l’Ukraine, estimant qu’il s’agissait d’une condition nécessaire pour trouver une issue au conflit, avant la rencontre. « Sans règlement de la question territoriale (…) Il est inutile d’espérer la conclusion d’un accord de long terme », a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Moscou continue ses assauts à l’est
« Nous sommes sincèrement intéressés par un règlement (du conflit) par les moyens politico-diplomatiques », a assuré Iouri Ouchakov. Mais « tant que ce n’est pas encore le cas, la Russie va continuer d’atteindre ses objectifs (…) sur le champ de bataille », a-t-il ajouté.
Sur place à Abou Dhabi, les délégations sont attendues. L’équipe russe est menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l’état-major.
L’Ukraine sera, elle, représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov. Kiev tiendra informé ses alliés européens des résultats des discussions, a précisé le président ukrainien.
Pour l’heure, il n’est pas confirmé que les délégations russes et ukrainiennes négocieront en face-à-face. Cela n’a jamais été le cas depuis l’annonce, en novembre, d’un plan promu par Donald Trump pour trouver une issue au conflit. Le dernier cycle de négociations directes entre les deux belligérants sur le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022, date de juillet 2025 à Istanbul. Il n’avait débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.

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