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7 mars 2026Soulagé » que la France ait bientôt un budget, Pierre Moscovici juge néanmoins que la réduction du déficit n’est pas « sur le bon rythme
L’ex-président de la Cour des comptes estime que le projet de loi de finances qui est en passe d’être adopté par le Parlement et qui vise un déficit de 5% du PIB, « améliore trop lentement les choses ».
L’ancien Premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a estimé dimanche que le budget 2026, dont l’adoption définitive est attendue lundi, ne met pas la France « sur le bon rythme » de la réduction des déficits.
« Je suis soulagé qu’on ait un budget, (mais) je pense que nous ne sommes pas sur le bon rythme », a déclaré sur LCI Pierre Moscovici, qui a rejoint la Cour des comptes européenne.
« Si on veut que la France (…) retrouve sa souveraineté, sa capacité d’agir, il faut qu’elle réduise ses déficits. Car si elle ne réduit pas ses déficits, c’est sa dette qui augmente », a-t-il poursuivi.
Ce budget, qui vise un déficit de 5% du PIB, « améliore trop lentement les choses », selon lui, alors que la France a pour objectif de descendre sous les 3% d’ici à 2029. D’autant qu’en 2027, année de l’élection présidentielle, « il ne va rien se passer » en termes de réformes, a-t-il ajouté.
« Un déclin relatif dont nous ne pouvons pas nous accommoder »
Si la croissance en 2025, chiffrée vendredi par l’Insee à +0,9%, est meilleure qu’attendu initialement, elle reste inférieure « à la moyenne de la zone euro » et « deux fois et demi moins que les États-Unis », a souligné l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande.
Début 2000, « notre PIB par tête était équivalent » à celui des États-Unis, « aujourd’hui, nous sommes à 73% (…) Petit à petit, nous sommes dans un déclin relatif dont nous ne pouvons pas nous accommoder », a-t-il alerté.
Lundi, deux motions de censure présentées par la France insoumise et le Rassemblement national seront examinées à l’Assemblée nationale en réponse à l’ultime 49.3 utilisé par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire adopter définitivement le budget de l’Etat. Elles devraient, sauf énorme surprise, être rejetées.

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