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– / AFP
Iran : Trump annonce la mort du guide suprême Ali Khamenei. (image d’illustration)
« Une des personnes les plus diaboliques de l’histoire. » Alors que les rumeurs bruissaient depuis des heures en Israël, c’est finalement Donald Trump qui a annoncé en premier la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans un message sur son réseau Truth Social publié ce samedi 28 février tard dans la soirée. Le décès du dirigeant iranien à la suite des frappes israélo-américaines a ensuite été confirmé quelques heures plus tard par Téhéran, via les médias d’État, ce dimanche 1er mars au petit matin.
« C’est justice rendue, non seulement au peuple iranien, mais aussi à tous les grands Américains et à tous ceux […] à travers le monde ont été tués ou blessés par Khamenei et sa bande de voyous sanguinaires », a ainsi salué Donald Trump dans son message, assurant que les frappes sur l’Iran vont continuer « sans interruption tout au long de la semaine ».
D’après le président américain, les attaques contre la République islamique se poursuivront « aussi longtemps que nécessaire pour accomplir [son] objectif de PAIX A TRAVERS LE MOYEN-ORIENT ET, BIEN SÛR, DANS LE MONDE ENTIER ! » Le décès d’Ali Khamenei a aussi été salué par Reza Pahlavi, opposant politique iranien et fils du chah déchu en 1979. « Avec sa mort », le régime islamique est renvoyé « dans les poubelles de l’histoire », a-t-il écrit.
Téhéran promet « l’offensive la plus féroce de l’histoire »
Puis dans la nuit, les médias d’État iraniens ont donc confirmé la nouvelle de la mort de celui qui a dirigé l’Iran d’une main de fer durant près de 37 ans, dans la prolongation de l’ayatollah Khamenei. Sur les différentes chaînes de télévision, des présentateurs sont apparus en larmes, accompagnés par des drapeaux de la république islamique barrés d’un bandeau noir et des images d’archive.
Annoncés dans un premier temps par les médias israéliens, les décès du chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et d’Ali Shamkhani, l’un des principaux conseillers du guide suprême, ont également été confirmées par Téhéran dimanche. L’Iran a au passage annoncé une période de deuil national de 40 jours.
Comme il l’avait promis, l’Iran a dans la foulée répliqué tous azimuts. Les Gardiens de la Révolution ont assuré qu’ils mèneraient « l’offensive la plus féroce de l’histoire », et la télévision d’État a annoncé dimanche matin de nouvelles attaques contre Israël et des bases militaires américaines.
Ce à quoi Donald Trump a répondu sans tarder. Dans un nouveau message sur son réseau social Truth, le président américain a assuré que les États-Unis « FRAPPERON(T) AVEC UNE FORCE JAMAIS VUE JUSQUE-LÀ » en cas de riposte de la part de l’Iran.
Des cris de joie et des applaudissements à Téhéran
Tard samedi, après les premières informations en provenance d’Israël faisant état de la mort d’Ali Khamenei, des cris de joie avaient très vite résonné dans plusieurs quartiers de Téhéran, selon des témoins mentionnés par l’AFP. Des habitants avaient applaudi depuis leurs fenêtres et mis de la musique tandis que de vives acclamations retentissaient peu après 23 heures locales dans des rues de la capitale iranienne.
Un peu moins de deux heures avant l’annonce de Donald Trump, deux chaînes de télévision israéliennes avaient effectivement rapporté qu’une « photo du corps » d’Ali Khamenei, tué lors des frappes israélo-américaines, a été « montrée à [Benjamin Netanyahu] et à [Donald] Trump ». Selon la chaîne publique KAN, la dépouille du guide suprême avait été « retiré[e] des décombres » du complexe où il résidait. S’il a laissé la primeur de l’annonce à Donald Trump, Benjamin Netanyahu avait aussi indiqué qu’il y avait de « nombreux signes » indiquant que Khamenei avait été tué.
Ce dimanche matin, ce sont plutôt des Iraniens en deuil qui se sont rassemblés par milliers à Téhéran, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens et aux cris de « mort à l’Amérique », « mort à Israël », selon un journaliste de l’AFP sur place. C’est désormais un triumvirat composé du président iranien, Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution qui va assurer la transition. Par une communication du président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, l’Iran a fait savoir qu’il était préparé de longue date à toutes les éventualités, y compris la mort de son dirigeant suprême.

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