
le témoignage déchirant des parents de Matilda, 10 ans, la plus jeune victime
7 mars 2026
à Menton, Bardella espère la «première étape» d’une vague RN dans le Sud-Est
7 mars 2026
Un mineur de 17 ans qui projetait, selon Bruno Retailleau, des « attentats contre des lieux de culte notamment des synagogues, des sex-shops et des événements festifs » au nom du groupe Etat islamique, a été mis en examen et incarcéré, a indiqué dimanche le Parquet antiterroriste (Pnat).
Son arrestation dans la Sarthe a été annoncée par le ministre de l’Intérieur, qui s’exprimait sur LCI.
Le Pnat a précisé à l’AFP que le jeune homme avait été interpellé mardi.
A l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen vendredi pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de crime contre les personnes et placé en détention provisoire », a complété le Pnat.
Le mineur, « acquis aux thèses de l’Etat islamique » est soupçonné d’avoir eu « un projet d’action violente sur le territoire national », a précisé une source proche du dossier.
« On n’est pas dans la réelle recherche de cibles déterminées ni de véritable volonté de passer à l’acte. C’est un gamin tourmenté qui cherchait à flirter avec les limites de l’interdit », a réagi auprès de l’AFP son avocat Me Florian Godest Le Gall.
« En train de se préparer »
« Il y a beaucoup de choses à éclaircir notamment sur sa psychologie et sa fragilité », a-t-il ajouté, écartant toute « radicalisation réelle ».
Par ailleurs, « il est assez honteux » de la part de Bruno Retailleau « de faire une communication sur un dossier avec un mineur qui présente des fragilités », a-t-il cinglé.
Le ministre de l’Intérieur a ajouté que le jeune homme avait été interpellé par des enquêteurs de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure).
« Heureusement, la DGSI a repéré son activité. Il n’était pas au point de commettre un attentat, mais il était en train de se préparer », a affirmé Bruno Retailleau.
Ajoutant que le suspect a fait allégeance à l’EI, une organisation djihadiste sunnite, le ministre a aussi souligné qu’il y avait actuellement un rapprochement entre les « sunnites et les chiites », ennemis jusqu’à présent.
Le ministre et président de LR a fait état d’un « courrier » qu’aurait adressé « le numéro deux par intérim » des Frères musulmans, un mouvement sunnite, au guide iranien Ali Khamenei pour lui « dire que désormais, il le soutiendrait » si chiites et sunnites voulaient former « une même communauté musulmane ».
Cette procédure illustre une implication croissante de mineurs dans les procédures en lien avec la menace djihadiste depuis fin 2023.

9999999
