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7 mars 2026Violence de la campagne, sécurité dans la ville… Les moments forts du débat des élections municipales à Nice
Campagne violente, sécurité, logements… Le débat des élections municipales à Nice organisé ce samedi 7 mars sur BFMTV et BFM Nice Côte d’Azur, en partenariat avec Le Figaro et Nice-Matin, a réuni les quatre principaux candidats niçois et enregistré plusieurs moments marquants.
Ils ont débattu pendant près d’une heure trente. Éric Ciotti (UDR), Christian Estrosi (Horizons), Juliette Chesnel-Le Roux (Union de la gauche) et Mireille Damiano (LFI – Viva!), les principaux candidats à la mairie de Nice, ont confronté leurs idées lors du débat organisé ce samedi 7 mars sur BFMTV et BFM Nice Côte d’Azur, en partenariat avec Le Figaro et Nice-Matin.
À une semaine du premier tour des élections municipales, les quatre adversaires ont croisé le fer sur diverses thématiques, de l’ambiance de campagne, à la sécurité, en passant par le logement.
• Christian Estrosi dénonce à nouveau une « barbouzerie » après la découverte d’une tête de cochon devant son domicile, Eric Ciotti pointe une possible « manipulation »
Interrogé au sujet de l’enquête ouverte après la découverte d’une tête de cochon devant son domicile, le maire sortant dénonce à nouveau une « barbouzerie » et évoque avoir ressenti un « choc extrêmement violent ». Il « salue » l’interpellation récente de deux suspects au cours des investigations. « Je veux faire confiance en la justice », a-t-il déclaré.
Alors qu’il a été établi que l’une de ses collaboratrices a échangé à plusieurs reprises avec l’un des mis en cause, Christian Estrosi pointe une possible tentative d’infiltration: « Je veux dire à ma collaboratrice toute la confiance que j’ai en elle. Il y a une tentative qui a été opérée auprès de celle-ci et je veux la remercier de la manière dont elle a été un témoin qui contribuera à ce que toute la vérité soit faite par la justice de notre pays. »
Amené à réagir à ce sujet, Eric Ciotti appelle de son côté à faire attention à une possible « manipulation ». « Ce n’est ni l’équipe de madame Damiano, ni celle de madame Chesnel, ni la mienne qui était en contact avec l’un des mis en cause… Je fais confiance à la justice mais je dis ‘attention à la manipulation’. Il y a une présomption d’innocence. »
• Les candidats reviennent sur le climat délétère de la campagne depuis son démarrage
Selon Juliette Chesnel-Le Roux, « la campagne a très mal démarré ». « J’espère que la deuxième semaine va relever les débats. (…) C’est compliqué, même quand on parle avec les citoyens, de leur expliquer que la politique, ce n’est pas ça, ce n’est pas ce spectacle », poursuit la candidate de l’Union de la gauche, précisant cependant qu’elle s’attendait à un tel climat: « Au conseil métropolitain, on voit les deux équipes qui se vilipendent constamment avec des menaces, avec des procès. C’est terrible. »
Même idée chez Mireille Damiano, qui estime que cette confrontation perpétuelle « fait le jeu de l’abstention ».
Christian Estrosi, lui, cible Eric Ciotti et ses équipes, coupables selon lui de mener une « campagne de violences ».
• Les candidates de gauche dénoncent le « tout-sécuritaire » mis en place par Christian Estrosi, qui défend son bilan
Invitée à réagir sur la question de la sécurité, l’une des thématiques centrales de cette campagne, Mireille Damiano, qui assure qu’elle ne veut pas « désarmer complètement la police municipale », dénonce cependant le « tout-sécuritaire » imposé selon elle par Christian Estrosi, le maire sortant.
« On a une carte de la pauvreté qui est la même que la carte du trafic de drogue. Ca veut dire qu’il faut faire autre chose que le tout-sécuritaire de Monsieur Estrosi. (…) L’idée première est de privilégier la prévention pour aller à l’encontre du trafic de drogue, c’est bien autre chose que de mettre 10.000 caméras de vidéosurveillance (ce que souhaite le maire sortant, NDLR) », indique la candidate LFI – Viva!, qui souhaite au contraire renforcer la présence d’une police de proximité à Nice, ainsi que l’implication des acteurs locaux. Juliette Chesnel-Le Roux joue sur la même ligne: « Une caméra n’a jamais couru après un voleur. ll faut mettre des moyens sur la prévention », affirme la candidate de l’Union de la gauche.
En réponse, Christian Estrosi défend son bilan. « Hélas, l’insécurité est une réalité dans notre pays, et les chiffres à Nice sont plus faibles qu’ailleurs. (…) Lorsque je suis arrivé, il y avait 280 caméras. Nous sommes montés à plus de 6.000 aujourd’hui. »
• De nombreuses invectives entre Eric Ciotti et Christian Estrosi
Accusations de mensonges, échanges houleux… Dans un climat à l’image de l’ensemble de cette campagne, le maire sortant et le candidat UDR se sont illustrés lors de nombreuses passes d’armes au cours du débat.
Le candidat UDR a notamment épinglé le maire sortant en ce qui concerne ses notes de frais, l’appelant à les rendre publiques: « Mes frais sont contrôlés, conformes à la loi. Monsieur Estrosi, pourquoi vous ne les communiquez pas? Le tribunal va vous condamner, vous le savez. Publiez-les! »
Un peu plus tard, alors qu’ils débattent notamment sur la fiscalité qui s’applique aux administrés, Christian Estrosi se met à tutoyer Eric Ciotti, déplorant leurs divergences: « On a travaillé ensemble pendant 20 ans, y compris du temps familial. (…) Je me demande comment quelqu’un peut aujourd’hui dire autant de mal là où j’ai eu le sentiment de lui faire autant de bien. »
Réponse d’Eric Ciotti: « Monsieur Estrosi a employé tout à l’heure le tutoiement. En dehors de cette salle, on se vouvoie, nos relations ne sont plus ce qu’elles ont été. Ce soir, c’est du théâtre, du cinéma. » Néanmoins, quelques instants plus tard, les deux candidats se serrent la main pour attester d’une certaine cordialité.
• La gauche dénonce des loyers trop élevés, Eric Ciotti veut réduire la taxe foncière
Sur la question des logements, Juliette Chesnel-Le Roux dénonce des loyers trop élevés, pas assez encadrés et estime que ce sont les logements touristiques qui « pénalisent » la ville. « Il y a 14.000 logements Airbnb, ça pénalise les gens qui veulent travailler », indique-t-elle, rappelant qu’il existe 5.000 logements vacants à Nice et proposant des pénalités pour les propriétaires.
Sur ce point, Christian Estrosi se dit en adéquation avec la candidate de l’Union de la gauche. Le maire sortant assure que son programme contient des mesures de construction de nouveaux logements sociaux et étudiants. « Ca fait 18 ans que vous auriez pu le faire… », tance Juliette Chesnel-Le Roux.
Au contraire, Éric Ciotti affirme qu’il souhaite baisser la taxe foncière et faire en sorte que « les propriétaires puissent louer leurs logements et arrêter avec les contraintes qui pèsent » sur eux.
De son côté, Mireille Damiano pointe le manque criant de logements sociaux. « Il faut s’interroger aussi sur les logements sociaux, on a quand même un maire hors-la-loi. On est à 14% de logements sociaux, au lieu de 25%. Nous, nous disons qu’il faut appliquer la loi. Il faut construire du logement social et faire de la mixité. »

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