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“La guerre au Moyen-Orient l’est de moins en moins” tant elle déborde de ses frontières, constate El País. Au cinquième jour du conflit, la guerre israélo-américaine s’est propagée jusqu’à l’océan Indien, “où les États-Unis ont coulé un navire de guerre iranien au large du Sri Lanka”, alors que la Turquie, membre de l’Otan, “interceptait un missile tiré depuis l’Iran” et que la France apportait “son soutien aux Émirats arabes unis pour abattre des drones envoyés par Téhéran”.
Devant cette “expansion géographique continue du conflit, le Pentagone a lancé un message triomphaliste, cherchant à présenter au monde un horizon victorieux” par la voix de son chef, le ministre de la Défense Pete Hegseth, ajoute le quotidien espagnol.
“Nous sommes en train de gagner”, a déclaré M. Hesgeth. “L’Iran ne pourra pas résister plus longtemps que nous”, “ils sont cuits et ils le savent”, a-t-il claironné. “Nous commençons tout juste. Nous ne ralentissons pas, nous accélérons.”
“Les responsables américains ont insisté sur le fait qu’il n’y aurait aucun relâchement dans les frappes américaines et israéliennes”, confirme The New York Times. Le quotidien cite lui aussi le discours de M. Hegseth, selon qui “les avions de combat américains et israéliens obtiendront bientôt le contrôle total de l’espace aérien iranien”, leur permettant de “cibler des objectifs précis” et de semer “la mort et la destruction du matin au soir”.
“Formules creuses”
Un ton que ne goûte guère The Atlantic, pour qui le ministre de la Défense a livré “un briefing sur la guerre qui a rapidement dégénéré en un discours grandiloquent à la Trump”, truffé de “formules creuses”.
“Hegseth semble préférer se comporter comme un joueur [du jeu vidéo] Call of Duty menant un raid plutôt que comme un ministre de la Défense sobre et avisé”, tacle le titre américain.
Al-Jazeera remarque pour sa part une autre saillie du chef du Pentagone : “Cette guerre n’a jamais été censée être juste, et elle ne l’est pas”, a-t-il déclaré. “Nous les frappons alors qu’ils sont à terre, exactement comme il se doit.”
Des propos qui constituent “un aveu de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité”, estime le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei. “Seule une mentalité nazie peut déchaîner, de sang-froid, la mort et la destruction sur une autre nation simplement pour ‘satisfaire les désirs de son chef’”, accuse-t-il sur X.
“Avancées historiques” pour Israël
Mais la morgue du ministre de la Guerre – comme l’a rebaptisé Donald Trump – était à l’unisson de l’administration Trump et des responsables israéliens. Ces derniers ont salué mercredi “des avancées historiques” depuis le début des bombardements, et le président américain a assuré être désormais “en position de force”.
“Nous nous en sortons très bien sur le front militaire – c’est le moins qu’on puisse dire”, s’est-il vanté. Et d’ajouter, avec son emphase habituelle : “Quelqu’un m’a demandé : ‘Sur une échelle de 1 à 10, quelle note donneriez-vous ?’ J’ai répondu environ 15.”
Le chef d’état-major américain, Dan Caine, qui s’exprimait au côté de Pete Hegseth, s’est montré plus mesuré dans ses paroles mais tout aussi déterminé. Selon Le Soir, il a prévenu que la campagne militaire des États-Unis allait commencer “à s’étendre à l’intérieur des terres et à frapper de plus en plus profondément en territoire iranien”.
“Selon les Américains, les capacités balistiques iraniennes ont été réduites de 86 % depuis le début de la guerre”, ajoute le quotidien bruxellois. “Sur la même période, Israël dit avoir envoyé 5 000 bombes, avec plus de 1 600 sorties de l’aviation. Les États-Unis, eux, auraient visé 2 000 cibles.”
“Soutien sans équivoque” aux soldats américains
Quelle que soit la direction que prendra la guerre, une chose est sûre depuis mercredi : en dépit de l’opposition des Américains – 59 % d’entre eux désapprouvent les bombardements en Iran, selon un sondage réalisé le week-end dernier par CNN –, Donald Trump pourra mener le conflit comme bon lui semble.
Les sénateurs américains ont effet voté contre une résolution qui proposait de limiter les pouvoirs du président américain dans la conduite de la guerre, et ce “malgré les inquiétudes exprimées par plusieurs sénateurs républicains quant à l’absence de stratégie claire pour mettre fin au conflit”, souligne The Hill.
“Deux sénatrices républicaines modérées influentes, Susan Collins, confrontée à une réélection difficile, et Lisa Murkowski, dont l’électorat comprend des démocrates et des modérés en Alaska”, auraient pu faire pencher la balance mais “toutes deux voté contre la résolution, tout en émettant des réserves quant à l’opération”, précise le site.
“Adopter cette résolution maintenant enverrait un mauvais signal à l’Iran et à nos troupes”, a expliqué Mme Collins. “À ce stade, il est crucial d’apporter un soutien sans équivoque à nos soldats, mais l’administration doit poursuivre les consultations avec le Congrès.”

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