
Cac 40 : Crise des subprimes, Brexit, Covid… Quelles sont les baisses les plus importantes du CAC 40 sur une séance depuis sa création?
8 mars 2026
la ville d’Erbil en Irak visée par des frappes iraniennes
8 mars 2026
Beaucoup de Cubains ont cru en les rêves de la révolution. Ils observent à présent avec tristesse son échec, l’exode et la misère qui en ont découlé, leur vie de sacrifices privée de sens, comme la belle-famille de Ruaridh Nicoll, l’auteur de cette chronique parue dans “The Guardian”.
Felix Valdés García avait 9 ans lorsque les révolutionnaires sont venus dynamiter les arbres de ses parents. Nous étions à l’aube des années 1970 et le régime communiste, qui avait 10 ans, réquisitionnait la ferme de sa famille.
En pleine “offensive révolutionnaire”, l’État cubain mobilisait le peuple pour semer, nettoyer et récolter 10 millions de tonnes de sucre de canne dans la poursuite de ce noble objectif : assurer l’indépendance financière de Cuba. Il fallait donc défricher.
Depuis des décennies, la famille de Felix s’occupait avec soin de leurs 800 hectares de terres fertiles sur les rives du fleuve Sagua la Grande. Huit couples, tous apparentés, travaillaient les champs, tandis que Felix et sa sœur faisaient fructifier palmiers, avocatiers, manguiers et majestueux ceibas.
“Les sapeurs sont arrivés, écrit Felix dans ses Mémoires familiaux. C’était une bande de types d’une grande agilité, qui faisaient des trous dans les racines des arbres et y enfonçaient des bâtons de dynamite. On entendait un terrible grondement et on voyait les arbres s’envoler dans le ciel, défiant la gravité, puis retomber en vibrant, les branches fracassées.”
La fin d’une expérience humaine
Felix est mon beau-père, et je me souviens de cette histoire dès que je pense à la révolution cubaine – ce qu
Article abonné
Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Source de l’article
L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.
Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998.

9999999
