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8 mars 2026À Paris, Pierre-Yves Bournazel fait irruption à un meeting d’Emmanuel Grégoire qui refuse de débattre
CARINE SCHMITT / Hans Lucas via AFP
Pierre-Yves Bournazel à la réunion publique d’Emmanuel Grégoire le 7 mars à Paris.
Emmanuel Grégoire s’attendait-il à voir débarquer l’un de ses adversaires en plein meeting ? Samedi après-midi, le candidat PS à la mairie de Paris a profité des premiers rayons du soleil et organisé une réunion publique d’un genre un peu nouveau dans le Ve arrondissement de la capitale. En extérieur, sur les bords de Seine, il a répondu à toutes les questions posées (sans filtre) par le public. De la vente du Parc des Princes à l’avenir des commerces de proximité, en passant par la solitude ou l’accès à des structures de psychiatrie, un évantail large de sujets a été abordé.
Mais au milieu de l’après-midi, une personnalité un peu particulière s’est avancée au micro. « C’est Pierre-Yves Bournazel, mon ami, qui arrive », s’est exclamé ironiquement Emmanuel Grégoire, sous les premières huées du public. « C’est très courtois et républicain de venir à mes côtés », a-t-il souri, selon le Parisien qui était sur place. Avant que son interlocuteur ne profite de la minute trente accordée à chaque participant pour poser sa question.
« Je regrette qu’avec Rachida Dati, vous ayez refusé ce débat, c’est un déni de démocratie », a attaqué Pierre-Yves Bournazel en référence à la rencontre télévisée de mercredi soir sur France 3, ostensiblement séchée par les deux favoris du scrutin. « Quand on croit à la force de sa candidature et de son projet, on vient débattre. C’est le moindre respect envers les Parisiens », a poursuivi le macroniste, flanqué de l’ex-ministre Marlène Schiappa.
« Si j’étais de droite, je voterais pour toi »
Pas de quoi déstabiliser Emmanuel Grégoire, qui lui a longuement répondu. « Je ne fuis pas le débat, tu n’es pas honnête. On s’était tous dit qu’on ferait les débats à condition que Rachida Dati vienne. Ce n’est pas elle qui fixe les règles. Deux heures avant seulement, tu as décidé d’y aller à la place de Marlène Schiappa », a exprimé celui qui fait la course en tête, donné entre 30 et 35 % d’intentions de vote au premier tour. Avant d’ajouter : « À quel moment acceptes-tu que Grégory Canal, dont la courtoisie fut très limite, soit le porte-parole de Madame Dati ? C’est avec Madame Dati que je veux débattre ». Au même moment, la candidate LR était dans le XVIe de Paris à la rencontre d’habitants.
La rencontre entre les deux hommes a-t-elle eu l’effet l’escompté ? Pour Emmanuel Grégoire, son adversaire représente « une droite honnête, une droite respectueuse ». « Si j’étais de droite, je voterais pour toi. Et je suis à peu près sûr que dans les militants qui t’accompagnent, il y en a quelques-uns qui voteront pour nous au second tour », a-t-il poursuivi.
Avant de s’en aller, Pierre-Yves Bournazel a répondu aux questions de quelques journalistes et a insisté sur sa volonté de débattre, alors qu’il est en chute libre dans les sondages. « Quand on respecte les Parisiens, on accepte le débat. Emmanuel Grégoire est dans les rues de Paris, j’en ai profité pour poser une question, j’aurais aimé débattre. Si je croise Rachida Dati dans les rues, je lui poserai la même question », a-t-il redit. Il ne reste officiellement plus que cinq jours de campagne, avant le premier tour prévu dimanche prochain.

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