
La Cour suprême autorise Trump à révoquer le statut légal de plus de 500.000 immigrés
8 mars 2026
Du tribunal international des crimes contre les femmes à #Metoo : 50 ans de luttes oubliées
8 mars 2026À quoi servira le comité pour la consolidation de l’État de Palestine annoncé par Macron et Abbas
CHRISTOPHE PETIT TESSON / AFP
Emmanuel Macron et Mahmoud Abbas ont annoncé la création d’un « comité de consolisation » pour l’Etat de Palestine.
• Ils ont réclamé l’organisation d’élections y compris à Jérusalem-Est un an après le début de la deuxième phase du cessez-le-feu.
• Le président français a aussi mis en garde Israël contre toute tentation d’annexion de la Cisjordanie.
PROCHE ORIENT – La visite était symbolique. C’était sa première depuis qu’Emmanuel Macron a annoncé à l’Onu que la France reconnaissait l’État de Palestine. Président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas était reçu à Paris ce mardi 11 novembre. En fin d’après-midi, les deux dirigeants ont annoncé la création imminente d’un comité pour la consolidation de l’État de Palestine.
« La sécurité ne sera réelle que par la reconnaissance du droit du peuple palestinien à la liberté et à l’indépendance », a déclaré Mahmoud Abbas à l’Élysée, souhaitant « des relations de bon voisinage » avec Israël qui ne veut toujours pas entendre parler d’un tel État.
Ce comité devra « travailler sur tous les aspects juridiques et constitutionnels » qui entourent la création de cet État que la France souhaite voir se créer à l’issue du processus de paix. Au premier rang figure, selon Emmanuel Macron, « l’élaboration d’une nouvelle Constitution dont le président Abbas m’a présenté un projet ». « Nous sommes proches de la fin de la rédaction d’une Constitution palestinienne et de la loi électorale et sur les partis politiques », a confirmé le dirigeant palestinien.
Des élections y compris à Jérusalem-Est
La priorité sera aussi l’organisation rapide d’élections « présidentielles et générales libres, transparentes et démocratiques » auxquelles ne pourraient pas participer « les acteurs n’ayant pas renoncé à la violence ». Le président de la République souhaite qu’elles aient lieu dans « l’ensemble des Territoires palestiniens, y compris à Jérusalem Est ». Il a également précisé que Mahmoud Abbas s’est engagé à ce qu’elles soient organisées « un an après le passage à la deuxième phase du cessez-le-feu ». Cette deuxième phase est celle qui comprend le désarmement du Hamas.
Le prélude à cela est le retour de l’Autorité palestinienne à Gaza et l’assurance que le Hamas n’aura aucun rôle dans la gouvernance. Mahmoud Abbas l’avait déjà affirmé un peu plus tôt dans la journée dans un entretien au Figaro.
En attendant tout développement politique et alors que la première phase du cessez-le-feu a connu quelques accrochages, Emmanuel Macron a répété que l’urgence est à l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. Il a confirmé l’engagement financier de la France à hauteur de 100 millions d’euros en 2025 et annoncé l’envoi d’une centaine de gendarmes supplémentaires dont la mission est de former les forces de sécurité palestinienne.
Les avertissements de Macron à Israël
Le président de la République ne s’est pas non plus privé d’adresser des avertissements à Israël, qui voyait d’un mauvais un œil cette rencontre du jour. Il a une nouvelle fois critiqué les projets d’annexion « partielle ou totale » de la Cisjordanie par Israël, y compris « de facto » par la colonisation. « Cela constitue une ligne rouge à laquelle nous réagirons fortement avec nos partenaires européens s’ils sont mis en œuvre », a-t-il mis en garde.
Et il a exhorté le gouvernement de Benjamin Netanyahu à transférer « de toute urgence transférer les revenus douaniers dus à la Palestine et rétablir les correspondances bancaires entre institutions israéliennes et palestiniennes ». « Nul ne peut comprendre une politique qui fragilise le seul partenaire à même de coopérer au plan sécuritaire et de s’ériger contre l’explosion de violence qui résulterait immanquablement de son effondrement », a-t-il conclu.

9999999
