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8 mars 2026« C’est difficile d’imaginer la vie ailleurs qu’ici » : le succès de l’immobilier à la montagne
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La montagne attire les acheteurs pour son terrain de jeu unique, parfois au grand dam des petits villages. Dans les Alpes, les prix de l’immobilier s’envolent depuis quelques temps.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le petit village de Bozel (Savoie) est un décor de carte postale. Mike King, vidéaste britannique, s’est installé dans la commune avec sa femme infirmière et ses deux enfants en 2025. L’achat de leur maison a été un coup de cœur, à 435 000 euros les 70 mètres carrés. « On veut vraiment rester ici. C’est difficile d’imaginer la vie ailleurs », souligne Mike King. L’endroit est un paradis pour ce féru de sports d’hiver et cycliste passionné. Le vidéaste ne se lasse pas du terrain de jeu que lui offre la montagne. « Le paysage est impressionnant », appuie-t-il.
Malgré la menace du réchauffement climatique, la montagne reste un investissement d’avenir selon Mike King. « Même s’il n’y avait pas le ski, on aurait quand même voulu habiter ici. Parce que les étés sont longs et, pour moi qui suis passionné de cyclisme, j’adore passer du temps sur mon vélo », explique-t-il.
Dans toute la région des Alpes, les prix de l’immobilier s’envolent, parfois dans la démesure. À Val d’Isère (Savoie), il faut compter 14 000 euros le mètre carré pour les appartements et 24 000 euros pour les chalets. Les prix sont tirés vers le haut par la montée en gamme de la station. Exemple : une ancienne résidence de vacances, transformée il y a quelques mois en copropriété prestigieuse, avec une longue piscine, un sauna et une salle de sport pour les 23 appartements. Le tout dernier logement vendu comporte trois chambres toutes équipées avec des finitions sur mesure. Il a été vendu à plus de 4 millions d’euros pour 130 mètres carrés.
Si les prix montent autant, c’est parce que l’offre est rare. Il est difficile de construire à cause des zones à risque d’avalanche. Les agences scrutent alors le moindre toit pour surélever les constructions existantes. « Ce bâtiment-là, on a pour projet, en accord avec la copropriété, de venir créer un nouvel étage qui va s’articuler sur toute la longueur du bâtiment », indique Julie Robledo, ambassadrice de la Maison Vallat.
Mais les prix ne s’envolent pas que dans les stations de ski. Dans la commune de Bozel et ses 2 000 habitants, les prix ont grimpé de 30 % en 10 ans. Le mètre carré coûte désormais 5 000 euros. La situation est difficile à supporter pour les habitants originaires de la région. « Quand on regarde, on est à 125 mètres carrés pour presque 900 000 euros. C’est clairement inaccessible avec nos deux salaires. On est à 2 500 euros chacun, on ne peut pas se permettre ça », déplore Alexandra Falkiner-Andrews.
L’habitante de Bozel vit en location sur la commune, avec son conjoint et leurs deux enfants. Le logement risque d’être bientôt trop petit, car la famille devrait s’agrandir et aimerait acheter. Mais, aujourd’hui, ils ont le sentiment d’être dans une impasse. « On envisage de partir de la commune et de s’installer dans un endroit moins cher. On peut imaginer qu’entre ici et Annecy, il y a des communes moins chères, donc à 40 minutes d’ici. Par contre, professionnellement, pour l’instant, on ne peut pas l’envisager », explique Alexandra Falkiner-Andrews.
Les prix de l’immobilier dans les petites communes à proximité des stations de ski devraient continuer de croître avec les Jeux olympiques d’hiver en 2030.

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