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VALERY HACHE / AFP
Christian Estrosi lors du débat à Nice le 7 mars.
Une fin de campagne en forme de boules puantes. Fin février, Christian Estrosi découvrait une tête de porc devant son domicile, accompagnée d’une étoile de David. Si deux hommes ont été mis en examen pour violences aggravées envers un élu public et provocation publique à la haine et à la violence, le maire de Nice, candidat à sa réélection, croit voir la main de « l’ultra droite » derrière cet acte.
« Je suis une victime de manipulations, de tentatives d’infiltration, de déstabilisation qui fait suite à une campagne de violences de la part des équipes de Monsieur Ciotti », a-t-il affirmé samedi 7 mars au soir lors d’un débat organisé par BFMTV, Nice Matin et le Figaro, ciblant là son principal adversaire à l’élection municipale. Les deux hommes, qui ont longtemps cheminé ensemble, sont en froid. Ils ont pris des chemins politiques différents, l’un étant proche d’Édouard Philippe, l’autre allié au RN de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
Christian Estrosi, qui brigue un quatrième mandat, affirme avoir reçu « des violences de ce côté-là », « de l’ultra-droite de Pierre-Édouard Stérin qui, parmi elle, a des gens engagés dans la xénophobie, dans l’antisémitisme, dans le racisme, dans la cybercriminalité ». Sans en dire plus, il assure « qu’il y aura un temps où la justice dira la vérité qui pourrait être révélatrice d’un certain nombre de choses intéressantes ».
Le milliardaire ultra-conservateur Pierre-Édouard Stérin est l’initiateur du projet Périclès, révélé par l’Humanité, dont l’objectif est de promouvoir des « valeurs-clés » de l’extrême droite et de « servir et sauver la France ». En juin 2024, l’homme d’affaires s’était activé à tenter de porter au pouvoir le RN.
Au cours du même débat, Éric Ciotti a dénoncé en retour un « contre-feu » dont Christian Estrosi serait un adepte. « C’est ridicule, Pierre-Édouard Stérin n’a rien à voir avec cette campagne », a répliqué le patron de l’UDR, donné gagnant à Nice par tous les instituts de sondage. « J’ai lu la presse, elle a émis une autre hypothèse : celle d’une manipulation qui ressemblerait, rappelez-vous pour les plus anciens, à l’attentat de l’Observatoire, en pleine campagne électorale », a poursuivi l’ex-patron de LR en référence à un attentat ayant visé François Mitterrand en 1959, que le futur président de la République avait été accusé d’avoir monté de toutes pièces.
Vendredi, l’affaire a pris une nouvelle tournure avec l’exploitation du téléphone de l’un des mis en cause, qui a révélé des échanges avec une proche collaboratrice du maire, à laquelle l’élu a apporté son soutien, évoquant une tentative d’infiltration. Les deux mis en cause demeurent en détention provisoire.

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