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8 mars 2026Donald Trump et son administration ressortent la méthode Coué face à la chute à Wall Street
ANNA MONEYMAKER / Getty Images via AFP
En Conseil des ministres, ce jeudi 10 avril, Donald Trump a tenté de rassurer après une nouvelle chute boursière à Wall Street entraînée par un nouveau taux de douane à 145 % imposé à la Chine.
INTERNATIONAL – Auto-persuasion. Après la « pause » de 90 jours annoncée mercredi par Donald Trump sur les droits de douane réciproques, la Bourse de New York s’est envolée avant de replonger ce jeudi 10 avril, après la confirmation que la surtaxe américaine sur les produits chinois, la seule maintenue, atteint désormais 145 % contre 125 % mercredi soir. De quoi doucher une partie des espoirs de désescalade dans la guerre commerciale lancée par Donald Trump, même si ce dernier ne semble pas vouloir prendre totalement la mesure de ces conséquences boursières.
Donald Trump a ainsi prévenu ce jeudi que « la transition » liée à sa politique de droits de douane, particulièrement agressive envers la Chine, aurait « un coût » et poserait « des problèmes », alors que Wall Street est en nette chute. « Mais en fin de compte, ça sera une bonne chose », a tout de suite nuancé le président américain au cours d’une réunion de son gouvernement à la Maison Blanche, où il a clairement tenté de rassurer comme il le pouvait.
Son administration est au diapason, comme le prouve la dernière sortie du secrétaire au Trésor Scott Bessent. Il n’y a rien « inhabituel aujourd’hui » concernant les forts mouvements observés sur les marchés financiers, a-t-il estimé en Conseil des ministres. Mieux encore, « le ratio n’est pas mauvais » entre les chutes et la forte hausse de mercredi, juge-t-il.
Persuadé que les partenaires commerciaux « nous feront leurs meilleures offres » pour éviter de voir leurs droits de douane dépasser 10 %, Scott Bessent ajoute que « nous aurons une grosse certitude sur le sujet dans 90 jours ». Ce qui apaisera les marchés, selon son raisonnement.
Peu avant 19 heures, heure française, le Dow Jones perdait 4,19 %, l’indice Nasdaq lâchait 5,92 %, après avoir baissé de plus de 7 %. Et l’indice élargi S&P 500 glissait de 5,11 %, après avoir franchi la barre des -6 %. Sans grande surprise, le pétrole et le dollar ont aussi reculé franchement face aux craintes de ralentissement mondial de l’activité.
Réaction « très intelligente » de l’UE
Si la Chine s’est vue imposer un nouveau taux de droits de douane de 145 % ce jeudi (125 %, plus 20 % supplémentaires décidés par Donald Trump pour punir la Chine d’héberger sur son sol des ateliers jouant un rôle dans la production de fentanyl), Donald Trump s’est montré bien plus amical avec les autres pays concernés par cette pause de 90 jours.
En particulier avec l’Europe. D’après lui, l’Union européenne a même été « très intelligente » en décidant de suspendre de 90 jours sa riposte aux droits de douane américains, au lendemain d’une décision similaire du président américain sur l’application de ces tarifs douaniers.
« Ils étaient prêts à annoncer des représailles, et puis ils ont appris ce qu’on avait fait en ce qui concerne la Chine et d’autres (…) et ils se sont dits ’vous savez quoi, on va se retenir un petit peu’ », a lâché Donald Trump en Conseil des ministres. Avant de répéter que l’UE avait été « conçue dans le but de tirer profit des États-Unis ».
« Si les négociations ne sont pas satisfaisantes, nos contre-mesures [sur les produits américains] entreront en vigueur », a toutefois prévenu la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, après avoir admis vouloir « donner une chance aux négociations ».
Il faut dire que le revirement inattendu de Donald Trump a donné un peu d’air aux nombreux pays qui ont accepté de faire profil bas dans l’espoir de négociations fructueuses et plus avantageuses avec Washington. Mercredi soir, le chef d’État américain avait déclaré que « du fait de la volonté de plus de 75 pays de négocier », il avait « autorisé une pause de 90 jours et des droits réciproques substantiellement réduits durant cette période, de 10 % ». Sauf pour la Chine, désormais isolée sur le dossier des droits de douane.
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