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8 mars 2026Grièvement brûlée à Crans-Montana, cette Française quitte l’hôpital et livre un message émouvant aux soignants
Grièvement blessée dans l’incendie de Crans-Montana au Nouvel An, Mélanie Van De Velde Azzi quittera l’hôpital ce lundi 9 mars.
Deux mois après le dramatique incendie qui a fait 41 morts dans un bar de la station suisse de Crans-Montana lors de la nuit du Nouvel An, l’une des survivantes s’apprête à franchir une nouvelle étape. Mélanie Van de Velde Azzi grièvement brûlée dans le sinistre, a annoncé sur Facebook qu’elle s’apprêtait à quitter l’hôpital ce lundi 9 mars.
Avant son départ du centre des grands brûlés du CHU de Nantes, l’Angevine âgée de 32 ans a partagé un long message dans lequel elle revient sur ces semaines d’hospitalisation marquées par les opérations, la douleur mais aussi la solidarité des soignants.
« Le 1er janvier, ma vie a basculé », écrit-elle au début de ce témoignage bouleversant.
Dans son message, la jeune femme évoque les semaines particulièrement éprouvantes qui ont suivi le drame. Brûlée à 40 %, elle a été plongée dans un coma artificiel après avoir réussi à s’échapper de l’incendie. Elle raconte les épreuves physiques traversées depuis ce soir-là.
« Depuis ce jour, j’ai traversé des semaines que je n’aurais jamais imaginé devoir vivre : les brûlures, les opérations, les greffes, la douleur qui ne prévient pas et qui s’installe dans chaque mouvement », écrit-elle. Les nuits difficiles, les pansements réguliers et les nombreuses chirurgies ont rythmé son quotidien. « Il y a eu les nuits trop longues. Les pansements tous les deux jours. Les chirurgies qui reconstruisent un corps mais demandent un courage immense pour être traversées », poursuit-elle.
« Le début d’un nouveau chapitre »
Au cœur de son message, la jeune femme adresse surtout un hommage appuyé aux équipes médicales qui l’ont accompagnée pendant ces semaines d’hospitalisation.
Elle évoque des professionnels qui « se battent chaque jour pour réparer ce que la vie peut briser ». « Des infirmières qui veillent la nuit quand la douleur est trop forte. Des aides-soignants qui trouvent toujours un mot, un regard, un geste pour redonner un peu de courage », raconte-t-elle.
Pour la jeune femme, ces soignants ont joué un rôle essentiel dans sa reconstruction. « Ils ne sauvent pas seulement des corps. Ils portent des êtres humains dans leurs moments les plus vulnérables », écrit-elle encore.
Lundi 9 mars, Mélanie Van de Velde Azzi quittera donc l’hôpital pour rejoindre un centre de rééducation. Une nouvelle étape dans un long chemin vers la reconstruction. « Ce n’est pas la fin de mon combat. C’est le début d’un nouveau chapitre », explique-t-elle.
Elle dit devoir désormais « réapprendre son corps », « réapprendre sa force » et reconstruire progressivement sa vie. Malgré les cicatrices et la douleur, elle conclut son message par une note d’espoir : « Je porte des cicatrices, mais je porte aussi la preuve que l’humanité existe encore. »

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