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8 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « Si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez ce petit jeu »… L’Iran menace l’économie pétrolière mondiale
Alors qu’Israël a attaqué, samedi 7 mars, un dépôt pétrolier de Téhéran, l’Iran menace de frapper des sites de pétrole partout dans le Golfe.
L’armée iranienne a menacé dimanche de cibler des sites pétroliers de la région si Israël continuait de frapper les infrastructures énergétiques de la République islamique. « Les gouvernements des pays islamiques doivent mettre en garde au plus vite l’Amérique criminelle et le régime sioniste sauvage contre de telles actions lâches et inhumaines », a affirmé le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution.
« Sinon, des mesures similaires seront prises dans la région, et si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez ce petit jeu », a-t-il menacé.
Un baril à 200 dollars serait une catastrophe pour l’économie mondiale. Pour rappel, en 2025, le cours du Brent était, en moyenne, de 69,10 dollars. Ces dernières années, la courbe du baril de pétrole s’est envolée lors du début du conflit en Ukraine. Le pic avait été atteint en août 2022 avec un tarif à 120 dollars le baril de brut.
A la pompe, cette hausse survenue durant les premiers mois de la guerre en Ukraine s’était traduite par un litre de gazole dépassant les 2 euros le litre, pic atteint en juin 2022.
Pour l’économie mondiale, la flambée des prix de l’essence est une des conséquences immédiates du conflit en Iran lancé le 28 février dernier.
En trois jours, le litre de gazole avait augmenté de 5 centimes en France. Le sans-plomb avait pris 4 centimes par litre. Les données étaient mises à jour le lundi, il faudra s’attendre à une hausse beaucoup plus forte dans les prochaines heures après plus d’une semaine de conflit.
Un « petit incident de parcours » pour Trump
Aux Etats-Unis, l’administration Trump fait également face à la flambée des prix de l’essence. Mais le président américain Donald Trump a qualifié la hausse vertigineuse des prix de l’essence et du diesel de « petit incident de parcours », semblant peu préoccupé par l’impact de la guerre sur les consommateurs américains à la pompe.
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré à CNN que les États-Unis n’avaient « aucun projet » de frapper l’industrie pétrolière iranienne ou d’autres infrastructures énergétiques, comme l’a fait Israël. M. Wright a cherché à rassurer les Américains, affirmant que le prix moyen de l’essence repasserait sous la barre des 3 dollars dans les semaines à venir.

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