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8 mars 2026Benyamin Nétanyahou s’est adressé aux Israéliens samedi soir. “Nous contrôlons presque entièrement le ciel au-dessus de Téhéran”, a affirmé le premier ministre. “Nous avons un plan bien défini avec de nombreuses surprises pour renverser le gouvernement et permettre le changement”, a-t-il ajouté, en expliquant aux Iraniens qu’Israël cherchait à “libérer l’Iran”. Cité par le Jerusalem Post, le dirigeant a aussi intimé au gouvernement libanais d’en faire plus désarmer le Hezbollah alors qu’Israël a lancé plusieurs opérations sur le territoire de son voisin. “Si vous ne le faites pas, les conséquences seront désastreuses pour le Liban”, a-t-il prévenu.
Tsahal dit avoir déjà lancé 3 400 frappes depuis une semaine. Samedi soir, plus de 80 avions de chasse israéliens ont attaqué Téhéran et le centre du pays, rapporte le Middle East Monitor. L’université Imam-Hossein a été visée. Elle serait associée aux Gardiens de la révolution islamique selon le site. Autre cible, des dépôts de carburants près de la capitale, signale Times of Israel. C’est là que les militaires iraniens s’approvisionnent d’après un communiqué de l’armée israélienne. Au Liban, trois personnes au moins seraient mortes après une frappe contre un hôtel de Beyrouth. De son côté, le Hezbollah a multiplié les tirs de roquettes vers le nord d’Israël.
Parallèlement, Israël serait en train de pousser ses alliés à couper tout lien diplomatique avec l’Iran, croit savoir Ha’Aretz. M. Nétanyahou et son ministre des affaires étrangères leur auraient demandé de fermer leurs ambassades à Téhéran.
Un des leaders iraniens, le président Masoud Pezeshkian, s’est lui aussi exprimé samedi. Il s’est excusé auprès de ses voisins arabes pour les frappes des derniers jours. L’Orient-Le Jour s’est demandé “pourquoi l’Iran joue la carte de la détente face aux pays du Golfe”, suggérant que les propos actaient “un échec de la stratégie iranienne de régionalisation du conflit” ou qu’ils cachaient “l’état de ses capacités, amoindries depuis le début de la guerre”, notant que “le nombre de missiles balistiques lancés par l’Iran a diminué de 90 % depuis le premier jour du conflit”.
Mais rapidement, “l’Iran est revenu sur ses tentatives de réduire les tensions avec ses voisins”, a remarqué Politico. “Si M. Trump cherche l’escalade, c’est précisément ce pour quoi nos puissantes forces armées sont préparées et c’est ce qu’il aura”, a alerté le ministre des affaires étrangères. Une réaction aux menaces du président américain, qui avait annoncé en début de journée que l’Iran allait être “frappé fort”.
Trump salue les soldats tués
Le signe peut-être que “la lutte pour le pouvoir commence en Iran”, estime la Süddeutsche Zeitung. Masoud Pezeshkian a vite été critiqué par “les extrémistes du régime” après ses excuses. “Il n’a fallu que des heures pour montrer à quel point la parole du président iranien, considéré comme libéral en République islamique, a peu de poids. Les roquettes continuent de voler, les sirènes d’alerte aérienne hurlent, les aéroports et les champs pétrolifères des États du Golfe restent sous le feu”, développe le quotidien allemand.
Car malgré ces excuses, l’Arabie saoudite a déjoué une attaque de drone ciblant le quartier diplomatique de Ryad samedi. L’aéroport international du Koweït a été visé. Les Émirats arabes unis ont intercepté une frappe contre une tour de Dubaï et plusieurs bâtiments ont été détruits au Bahreïn, indique Arab News.
Aux États-Unis, Donald Trump était dans le Delaware aux côtés des familles qui ont accueilli les dépouilles des six soldats américains tués dans le conflit. Il a salué des “grands héros” qui “rentrent à la maison différemment de ce qu’ils imaginaient”, raconte le Washington Post.
Le New York Times note également que le président américain a confié qu’“à mon avis”, la frappe contre une école iranienne ayant fait plus de 150 morts, dont beaucoup d’enfants, était le fait de l’armée iranienne. Une enquête du Times laisse plutôt penser que ce sont les militaires américains qui en sont responsables.
Au cours d’une journée où Donald Trump a beaucoup parlé, les journaux britanniques ont plutôt retenu ses mots postés sur son réseau Truth Social. Keir Starmer et son gouvernement envisageraient de déployer le porte-avions HMS Prince of Wales au Moyen-Orient dans les prochains jours. “Le Royaume-Uni, un temps notre grand allié, peut-être le plus grand de tous, songe enfin à envoyer deux porte-avions au Moyen-Orient”, a écrit M. Trump. “C’est gentil premier ministre Starmer mais nous n’en avons plus besoin. Nous saurons nous en souvenir. Nous n’avons pas besoin que l’on vienne nous aider pour des guerres que nous avons déjà gagnées ! ”, a ironisé le locataire de la Maison Blanche, cité par The Telegraph.

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