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INTERNATIONAL – Le cœur du Liban encore touché. Moins de 24 heures après des « destructions massives », selon l’Agence nationale d’information libanaise (Ani), de nouvelles frappes ont visé ce mardi 26 novembre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah libanais. L’armée israélienne avait précédemment appelé à évacuer trois immeubles et leurs environs.
Ces frappes interviennent alors que le cabinet de sécurité israélien doit se prononcer, lors d’une réunion entamée cet après-midi, sur un cessez-le-feu après deux mois de guerre ouverte contre le Hezbollah pro-iranien, comme nous vous l’expliquons dans la vidéo en tête d’article.
Des raids contre « plusieurs cibles terroristes »
L’armée israélienne a confirmé en début d’après-midi avoir frappé « depuis ce matin » environ 30 cibles dans le sud du Liban. Tsahal a également indiqué avoir mené des raids « dans la région du fleuve Litani », la limite géographique au Liban au-delà de laquelle Israël dit vouloir repousser le mouvement islamiste Hezbollah pour protéger sa propre population.
« Les soldats ont attaqué plusieurs cibles terroristes, engagé des combats rapprochés avec des terroristes, localisé et détruit des dizaines de lanceurs, des milliers de roquettes et de missiles, ainsi que des dépôts d’armes cachés dans le flanc de la montagne », a précisé dans un communiqué l’armée israélienne.
En début de soirée, l’agence officielle Ani faisait de nouveau état de frappes visant cette fois le centre de Beyrouth.
De son côté, l’armée israélienne a annoncé avoir constaté au moins vingt tirs de projectiles contre le territoire national depuis le Liban mardi.
Israël poussé à accepter l’accord de trêve
Les États-Unis, l’Union européenne et l’ONU ont multiplié les efforts ces derniers jours pour imposer une trêve entre Israël et le mouvement islamiste libanais. Israël n’a « pas d’excuse » pour refuser un cessez-le-feu, a affirmé mardi le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell. « Espérons qu’aujourd’hui le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu approuvera l’accord de cessez-le-feu », a-t-il ajouté.
« Nous pensons être arrivés au point où nous sommes proches » d’un accord, a déclaré John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, tout en soulignant que rien n’était encore acquis. « Nous pensons que les discussions vont dans une direction très positive. Mais rien n’est finalisé tant que tout n’est pas finalisé », a-t-il prévenu.
Très impliquée elle aussi dans les efforts de médiation, la présidence française a, quant à elle, affirmé lundi que les discussions sur un cessez-le-feu avaient « avancé significativement ».
L’ONU a, de son côté, réitéré son appel à un « cessez-le-feu durable », et non une simple trêve. « Le seul moyen de mettre fin aux souffrances des peuples de tous les côtés est un cessez-le-feu permanent et immédiat sur tous les fronts au Liban, en Israël et à Gaza », a déclaré à la presse à Genève Jeremy Laurence, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme.
Plus de combats pendant 60 jours ?
Selon le site d’information américain Axios, l’accord est basé sur un projet américain prévoyant une trêve de 60 jours durant laquelle le Hezbollah et l’armée israélienne se retireraient du sud du Liban pour laisser l’armée libanaise s’y déployer.
Il inclut la mise en place d’un comité international pour en surveiller l’application, a ajouté Axios, précisant que les États-uniens auraient donné des assurances sur leur soutien à une action militaire israélienne en cas d’actes hostiles du Hezbollah.
La médiation prend pour base la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a mis fin à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, et qui stipule que seuls l’armée libanaise et les Casques bleus peuvent être déployés à la frontière sud du Liban.
Néanmoins, le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, d’extrême droite, a estimé qu’un cessez-le-feu serait « une grosse erreur ». Quant au ministre israélien de la Défense, Israël Katz, il a mis en garde mardi que son pays agirait « avec force » en cas de violation de l’accord de cessez-le-feu au Liban, s’il venait à être conclu.
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