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8 mars 2026La France ne croit pas (du tout) à une attaque de la résidence de Vladimir Poutine par l’Ukraine
LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky photographiés à Kiev, lors de la dernière visite du président français en Ukraine.
Le narratif du Kremlin, repris par la Maison Blanche, est mis à mal. Alors que Kiev a une nouvelle fois pointé l’absence de preuves étayant les accusations de Moscou sur une attaque ukrainienne contre l’une des résidences de Vladimir Poutine, la France monte au créneau pour défendre l’Ukraine ce mardi 30 décembre.
Comme le fait savoir l’entourage du président Emmanuel Macron ce mardi soir, il n’y a effectivement pas de preuves suffisantes pour confirmer les accusations du Kremlin. « Nous n’avons pas souhaité commenter ces déclarations avant de les avoir préalablement vérifiées », est-il d’abord expliqué pour justifier le silence de la France depuis l’annonce de cette attaque.
« 24 heures plus tard, nous pouvons tous constater que les autorités russes elles-mêmes disent tout et son contraire sur ce qui s’est réellement produit, notamment sur le nombre de vecteurs, les régions visées… », note l’entourage du locataire de l’Élysée. « Ensuite, il n’existe aucune preuve solide qui vienne corroborer les graves accusations des autorités russes, y compris après recoupement des informations avec nos partenaires », est-il encore précisé.
Et dans ce dossier épineux, la France va encore plus loin malgré le regain de tension diplomatique. Elle affirme ainsi que contrairement à cette prétendue attaque sur une résidence du président russe, « les attaques russes en Ukraine et les victimes civiles ukrainiennes, elles, sont bien réelles et documentées ».
« Elles se poursuivent et s’intensifient. 15 000 civils ukrainiens ont été tués depuis le 24 février 2022 et le taux de victimes civiles des frappes russes a grimpé de 25 % en 2025 par rapport à 2024. Quand on émet des accusations graves comme celles-ci, les faits et leur vérification ont une importance majeure », tacle également l’entourage du président.
« C’est autre chose d’attaquer sa maison »
Des paroles qui rejoignent directement celles du président ukrainien prononcées plus tôt ce mardi. Car au moment où des déclarations américaines et ukrainiennes faisaient état de progrès dans les discussions en vue d’un accord pouvant faire cesser l’invasion russe de l’Ukraine, les accusations de Moscou sont venues fragiliser les derniers efforts pour parvenir à la paix.
Raison pour laquelle le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que les alliés de Kiev avaient la possibilité de « vérifier grâce à leurs capacités techniques » que l’accusation de Moscou est « fausse ». « Notre équipe de négociateurs a pris contact avec l’équipe américaine, ils ont examiné les détails et nous avons su que c’est faux », a-t-il également confirmé lors d’une conférence en ligne avec des journalistes.
De son côté, Moscou maintient sa position. Tout en indiquant ne pas avoir de preuves à apporter. Mais les conséquences de cette attaque de Kiev « se traduiront par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie », a déjà menacé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Au sujet des événements survenus dans la nuit de dimanche à lundi et présentés par Moscou comme une attaque de 91 drones contre la résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, Dmitri Peskov a affirmé que tous les drones avaient été détruits par la défense aérienne russe.
Quant à Donald Trump, acteur majeur des négociations actuelles entre la Russie et l’Ukraine, il a d’abord exprimé sa « colère ». « Ce n’est pas le bon moment. C’est une chose d’attaquer parce qu’ils attaquent. C’est autre chose d’attaquer sa maison », avait-il ajouté, prenant ainsi la défense du président russe. C’est d’ailleurs ce dernier qui lui avait appris au téléphone l’existence de cette fameuse attaque de Kiev.

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