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8 mars 2026Même s’il est pour le moment épargné par les bombardements, le pays le plus peuplé de la région risque d’être profondément déstabilisé par le conflit au Moyen-Orient. Il faisait déjà face à l’une des pires crises économiques de son histoire.
La livre égyptienne a atteint un plancher historique dimanche 8 mars, s’échangeant à plus de 58 pour 1 euro, tandis que le pays le plus peuplé de la région souffre des retombées économiques du conflit au Moyen-Orient. La guerre américano-israélienne contre l’Iran a profondément déstabilisé l’économie mondiale et le commerce international, avec notamment un blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des réserves pétrolières planétaires.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré la semaine dernière que son pays se trouvait dans une « situation de quasi état d’urgence » économique en avertissant que les commerçants pratiquant des « prix abusifs pourraient être jugés par des tribunaux militaires ».
L’Égypte a été épargnée par les frappes mais la décision de plusieurs compagnies maritimes majeures d’éviter le canal de Suez pour passer par le cap de Bonne Espérance, va avoir un impact sur les revenus du pays.
Très forte inflation
Fortement dépendante des importations, l’économie égyptienne demeure extrêmement sensible aux fluctuations de sa monnaie qui a perdu les deux-tiers de sa valeur depuis 2022. En août 2023, l’inflation frôlait les 40% – 11,9% en janvier dernier – et depuis, le pays s’emploie à enrayer l’une des pires crises économiques de son histoire.
Fin février, le Fonds monétaire international (FMI) avait annoncé qu’il avait débloqué pour l’Égypte environ 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros), à la suite d’une nouvelle évaluation de son programme de réformes économiques. Confronté à un risque de crise de la dette, le pays a reçu plusieurs milliards de dollars d’aide du FMI et de l’Union européenne pour assurer sa stabilité financière.
Les mesures d’austérité introduites dans le cadre du programme de soutien du FMI, la pandémie de Covid-19 et les répercussions de la guerre en Ukraine ont mis à rude épreuve l’économie égyptienne ces dernières années. Plus récemment, la guerre dans la bande de Gaza et les attaques des rebelles houthis en mer Rouge ont fortement réduit les recettes tirées du canal de Suez, une source majeure de devises étrangères.

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