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8 mars 2026l’accord de cessez-le-feu signé entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur, voici ce qu’il contient
MAHMOUD ZAYYAT / AFP
Photo d’illustration des dégats provoqués par une frappe israélienne le jeudi 26 septembre, dans la ville de Saksakiyeh, au Liban.
INTERNATIONAL – Feu vert très attendu. Israël a approuvé ce mardi 26 novembre au soir un cessez-le-feu dans sa guerre au Liban avec le Hezbollah, après plus d’un an d’hostilités transfrontalières et deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et la puissante formation libanaise armée et soutenue par Téhéran. Il est comme prévu entré en vigueur dans la nuit de mardi à mercredi. Voici ce que l’on sait de cet accord.
• Quels sont les termes de ce cessez-le-feu ?
L’accord a été négocié sous l’égide des États-Unis et de la France. Il est entré en vigueur comme prévu ce mercredi 27 novembre à 4 heures locale (3 heures à Paris).
Selon le site d’information américain Axios, le projet américain négocié ces derniers jours prévoit une trêve de 60 jours durant laquelle le Hezbollah et l’armée israélienne se retireraient du sud du Liban pour laisser l’armée libanaise s’y déployer. Le plan inclut la mise en place d’un comité international pour surveiller son application, a ajouté Axios, précisant que les États-Unis auraient donné des assurances sur leur soutien à une action militaire israélienne en cas d’actes hostiles du Hezbollah.
La diplomatie internationale s’est appuyée sur la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a mis fin à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, et stipule que seuls l’armée libanaise et les Casques bleus peuvent être déployés à la frontière sud du Liban. Sur la durée de ce cessez-le-feu, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois indiqué que cela dépendra « de ce qui se passera au Liban ».
En tout cas, les bombardements ont continué jusqu’à l’heure exacte de l’entrée en vigueur. Peu après la déclaration de Benjamin Netanyahu, une frappe a visé un bâtiment dans le quartier commerçant de Hamra, au cœur de Beyrouth, a constaté un journaliste de l’AFP. Le Hezbollah a annoncé des tirs vers le nord d’Israël, tandis que Tsahal a fait état de nouveaux tirs de projectiles visant le territoire national en provenance du Liban. Une heure avant l’entrée en vigueur, des frappes avaient encore lieu sur la capitale libanaise.
• Pour le Liban, une « étape fondamentale » vers la stabilité régionale
Le Premier ministre libanais Najib Mikati a estimé que l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah constituait une « étape fondamentale » vers la stabilité régionale. Remerciant Paris et Washington pour leur implication dans l’accord de trêve, Najib Mikati a indiqué que son gouvernement était engagé à « renforcer la présence de l’armée dans le sud du pays », un bastion du mouvement islamiste libanais.
Le Hezbollah n’a de son côté pas encore réagi. Il a simplement annoncé qu’« en réponse au ciblage de la capitale Beyrouth et aux massacres commis par l’ennemi israélien contre des civils », ses combattants avaient lancé des drones sur plusieurs cibles militaires sensibles dans la ville de Tel-Aviv et sa banlieue.
• Israël menace toujours le Hezbollah
Benjamin Netanyahu a indiqué qu’« en accord total avec les États-Unis, nous maintenons une totale liberté d’action militaire » au Liban. « Si le Hezbollah viole l’accord et tente de se réarmer, nous attaquerons », a-t-il ajouté.
Une trêve au Liban permettra à Israël de « se concentrer sur la menace iranienne », et d’« intensifier » sa pression sur le Hamas palestinien, contre lequel il mène une offensive meurtrière dans la bande de Gaza en représailles à son attaque sans précédent sur le sol israélien du 7 octobre 2023, a-t-il aussi mis en avant.
Figure de l’extrême droite alliée de Benjamin Netanyahu, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et membre du cabinet de sécurité a estimé que l’accord de cessez-le-feu au Liban était « une erreur historique ». « Cet accord ne répond pas à l’objectif de la guerre : ramener chez eux les habitants du nord en toute sécurité », a-t-il réagi sur Telegram.
• Le soulagement de la communauté internationale
Joe Biden et Emmanuel Macron, en première ligne pour négocier cet accord, ont assuré dans un communiqué conjoint que cet accord « protégera Israël de la menace que représentent le Hezbollah et les autres organisations terroristes opérant depuis le Liban ». Ils ont aussi assuré qu’ils veilleront à ce que l’accord soit « mis en œuvre dans son intégralité ».
« Les États-Unis et la France s’engagent à jouer un rôle de premier plan dans le soutien aux efforts déployés à l’échelle internationale pour renforcer les capacités des Forces armées libanaises et favoriser le développement économique dans l’ensemble du Liban afin de promouvoir la stabilité et la prospérité dans la région », ont-ils ajouté.
Dans une vidéo publiée sur X, Emmanuel Macron a appelé à « l’élection sans délai » d’un président au Liban. Quant au président américain, il a promis dans une courte allocution à la Maison Blanche une nouvelle initiative pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza. « Dans les jours à venir, les États-Unis vont mener à nouveau un effort avec la Turquie, l’Égypte, le Qatar, Israël et d’autres pays pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza, à la libération des otages et à la fin de la guerre sans le Hamas au pouvoir », a déclaré Joe Biden.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a pour sa part félicité cette « nouvelle très encourageante, avant tout pour les peuples libanais et israélien affectés par les combats ». La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock y voit « un rayon d’espoir pour la région toute entière ».
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