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STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’Iranienne Mahdieh Esfandiari a annoncé qu’elle ferait appel, après sa condamnation à 1 an de prison ferme ce jeudi 26 février.
L’histoire n’est pas finie, et le flou perdure. L’Iranienne Mahdieh Esfandiari a été condamnée à un an de prison ferme par la justice française, assorti d’une interdiction définitive du territoire, pour apologie du terrorisme, ce jeudi 26 février. Cette décision était très attendue par les proches de Cécile Kohler et Jacques Paris, car les autorités iraniennes avaient émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français.
Mais pour l’instant, le sort des deux otages réfugiés dans l’ambassade de Téhéran après trois ans de prison reste en suspens. D’autant que l’avocat de l’Iranienne a annoncé faire appel. « On nous parle depuis le départ de ce soi-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari (…). Si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute », a affirmé Me Nabil Boudi à l’issue de l’audience.
« Nous allons interjeter appel (…) en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d’éléments de droit et de faits », a-t-il ajouté. Interrogé sur la question de savoir si Mahdieh Esfandiari comptait rester en France ou quitter le territoire le temps de la procédure en appel, l’avocat a répondu : « on verra, moi je n’ai pas la réponse ».
Apologie du terrorisme
Questionné sur la décision du tribunal et son potentiel impact sur l’éventuel échange de ressortissants, le Quai d’Orsay n’a pas souhaité se prononcer et s’est contenté de commenter : « Nous prenons bonne note de cette décision du tribunal et de l’appel », lors de sa conférence de presse quelques minutes après l’annonce du délibéré.
Âgée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari, née en Iran et arrivée en France en 2018, était jugée à Paris pour apologie du terrorisme, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs.
La justice française accuse Mahdieh Esfandiari d’avoir alimenté les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, sur les réseaux sociaux et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste français d’extrême droite multicondamné Alain Soral. À la barre, cette admiratrice des gardiens de la Révolution, qui a traduit en français des ouvrages publiés par une maison d’édition rattachée au régime iranien, a reconnu être à l’origine de la chaîne Axe de la Résistance, mais contesté être l’autrice des publications.

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