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Un projet de film sur les coulisses de la construction de la Statue de la Liberté vient d’être annoncé. Réalisé par Christian Duguay (Jappeloup, Tempête), ce biopic intitulé « Lady Liberté » reviendra sur le véritable parcours du combattant qu’a représenté l’édification du monument le plus célèbre de New York. Une œuvre qui, à l’origine, ne devait même pas voir le jour aux États-Unis.
On l’oublie souvent, mais la Statue de la Liberté est avant tout française. Conçue par l’architecte alsacien Frédéric Auguste Bartholdi, elle n’était pas destinée à éclairer Manhattan, mais l’Égypte.
À l’origine, Bartholdi imaginait une statue colossale représentant une paysanne égyptienne à l’entrée du canal de Suez. Le projet s’appelait alors: « L’Égypte apportant la lumière à l’Asie ». Mais faute de moyens financiers de la part du gouvernement égyptien, le sculpteur doit revoir ses plans.
Le refus du président américain
Bartholdi ne se décourage pas. Il transforme sa paysanne en figure gréco-romaine et s’envole pour les États-Unis en 1871. Armé de ses dessins, il cherche des financements et frappe à toutes les portes, y compris celle du président américain de l’époque. Mais ce dernier n’est pas intéressé.
Il faudra attendre 1875 pour qu’un comité de soutien soit créé en France. L’idée est alors de célébrer l’amitié franco-américaine, symboles universels de la liberté. Des galas sont organisés et les journaux lancent des souscriptions nationales pour récolter les fonds nécessaires.
Une construction « en kit » et la touche de Gustave Eiffel
La construction démarre, mais d’une manière insolite : morceau par morceau. Dès que Bartholdi récolte une somme d’argent, il fabrique un bout de la statue. Pour motiver les donateurs, il n’hésite pas à exposer les pièces terminées en public. La tête de la « Lady » sera ainsi exposée au Champ de Mars, à Paris.
En 1880, le financement est enfin bouclé. Pour la structure interne, le sculpteur fait appel à un jeune ingénieur alors spécialiste du fer : un certain Gustave Eiffel. Ce dernier conçoit l’ossature métallique du monument, quelques années seulement avant de réaliser sa célèbre tour parisienne.
Du viaduc de New York à l’origine du mot « gadget »
La statue arrive finalement à New York en juin 1885, mais un dernier obstacle se dresse: le piédestal n’est pas prêt car l’argent manque côté américain. De nouvelles souscriptions sont lancées aux États-Unis et le monument de 93 mètres de haut est enfin inauguré en 1886 devant un million de personnes.
L’histoire retiendra également une anecdote linguistique étonnante. Lors de l’inauguration, un industriel chaudronnier nommé Monsieur Gaget a l’idée de vendre des miniatures de la statue aux spectateurs. C’est du nom de cet entrepreneur, et de ses petites statuettes, que viendrait aujourd’hui le mot « gadget ».

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