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Le débat Voix de gauche/Voix de droite. Ce vendredi 6 mars, Charles Consigny et Cécile Duflot ont abordé le sujet de la fin des mini-savons dans les hotels prochainement. Un triste symbole de société pour l’un, une bonne nouvelle pour la planetre pour l’autre.
La révolution est en marche. L’Union européenne se prépare à entrer dans un nouveau monde quand son règlement 2025/40 sur les « Emballages et déchets d’emballages » sera appliqué le 12 août 2026. Outre la disparition des célèbres sachets de ketchup, mayonnaise et moutarde que l’on avait l’habitude de mettre dans nos poches, les instances européennes et leurs élus ont également décidé de s’attaquer à une autre tradition : les petits formats gratuits des hôtels. Au plus tard en 2030, lorsque l’interdiction sera officielle, les mini gels douche et autres offrandes cosmétiques seront définitivement bannis du continent.
« On peut considérer que c’est un sujet secondaire et sourire au fait que cela fasse l’objet de débats », souligne Charles Consigny, voix de droite de RMC. « Mais je pense que c’est tout à fait symptomatique et emblématique de la société triste qu’essaient de nous fabriquer les jeunes gauchistes sans légitimité démocratique qui peuplent les instances européennes. »
« Proust disait: ‘On devient moral quand on est triste.’ Je pense qu’on est en pleine Europe triste, et je voudrait une Europe joyeuse avec des petits goodies dans les hôtel », clame-t-il.
Un sujet écologique
Derrière cette réglementation, l’objectif affiché par l’Union européenne est de lutter contre les emballages excessifs. « Le seul sujet est que le plastique jetable est un poison », défend Cécile Duflot, voix de gauche de RMC. « Cela contribue aux dérèglements climatiques […] et c’est très dangereux pour notre santé. Par ailleurs, je pense que Charles survit sans touillettes en plastique, sans étiquettes en plastique sur les fruits et avec des bâtonnets pour se nettoyer les oreilles en carton plutôt qu’en plastique. »
« Moi, ce que je vois, c’est que l’Europe n’est plus qu’une machine à réglementer », répond Charles Consigny. « Là où les Américains ont Elon Musk, nous avons Thierry Breton. Là où ils ont des entrepreneurs qui envoient des fusées dans l’espace, nous avons des hauts fonctionnaires qui donnent des leçons de morale sur les plateaux de télévision. Cherchez l’erreur ! Moi, je voudrais qu’on ait plus d’Elon Musk et moins de Thierry Breton. Je voudrais qu’on ait plus d’innovation et moins de réglementation. Et donc, je pense que l’Europe se perd dans une société sur-réglementée et, par ailleurs, suradministrée et surfiscalisée. »
« En Europe, les individus sont trop bridés », assure-t-il.
Mais pour Cécile Duflot, il y a de petits sacrifices nécessaires à effectuer pour permettre de lutter contre le fléau du réchauffement climatique et des ordures. « Le sujet est de savoir si oui ou non on veut que notre espace de vie, c’est-à-dire notre continent, mais aussi notre planète, reste vivable », martèle-t-elle. « C’est pour ça qu’il faut lutter contre la production de plastique. Gaspiller du pétrole pour des petites bouteilles de shampoing qu’on va, pour certains, ne même pas utiliser ou seulement à moitié, ça n’apporte rien à personne. »
Sauf que l’accumulation des normes pèse sur les citoyens européens, selon Charles Consigny. « C’est sans fin! Je suis contre cette société triste », plaide l’éditorialiste. « Notre société n’est pas triste. Elle pense à l’avenir », conclut Cécile Duflot.

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