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Pierre-Yves Bournazel, l’arbitre dans la nébuleuse du centre
Conseiller parisien de longue date du centre droit, Pierre-Yves Bournazel attire un électorat potentiellement large, écrit Politico Europe depuis Bruxelles. Il “plaira aux centristes et aux conservateurs modérés qui n’ont pas de temps à perdre avec tout ce cirque politique”. Âgé de 48 ans, le Parisien d’adoption, venu de Corrèze, rêve depuis plus d’une décennie de conquérir l’Hôtel de Ville. Aussi, selon le magazine britannique Monocle, “dans le plus pur respect de la tradition française, il a publié un livre en amont du scrutin”, dans lequel il adresse de virulentes critiques à sa concurrente conservatrice Rachida Dati. Soutenu par Horizons, le parti d’Édouard Philippe, “il fait peu parler de lui et n’est pas impliqué dans la vie politique nationale, ce qui pourrait l’aider à séduire, peut-être, des électeurs d’autres partis”. Au début de mars, il est donné troisième au premier tour dans les sondages “et sera probablement l’arbitre du second”, rappelle le quotidien belge Le Soir. “S’ils arrivent en tête du premier tour, Emmanuel Grégoire et Rachida Dati chercheront son soutien et l’inciteront à se désister ou à fusionner leurs listes.”
Sophia Chikirou, la stratège politique controversée
Et si c’était elle la véritable “Mamdani française” de cette élection ? comme l’écrit le journal italien Corriere della Sera. Après la victoire du maire de New York, Sophia Chikirou l’a dit : “S’attaquer aux riches, à la spéculation, rendre gratuits les transports publics, soutenir la Palestine, porter la voix des travailleurs contre la gentrification”, voilà la clé du succès.
Mais si le programme de Sophia Chikirou comporte des similitudes avec celui qui a fait gagner le nouvel édile de la Grosse Pomme, les chances de victoire de la candidate de La France insoumise à Paris sont moindres. La députée de 46 ans, qui a piloté les deux dernières campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon comme conseillère en communication, a beau être “une habile stratège politique”, rappelle Politico Europe, elle collectionne aussi les controverses. On lui reproche notamment des propos homophobes lors de son passage à la tête du site d’informations Le Média, des déclarations très conciliantes à l’égard du régime chinois et d’avoir fait l’objet d’une enquête pour des surfacturations lors de la campagne présidentielle de 2017.
Rachida Dati, la populiste agressive
Sans conteste la candidate la plus médiatisée à l’étranger, notamment pour sa célèbre menace adressée à Gabriel Attal de transformer son chien “en kebab” ! “C’est le candidat qui prend toute la place dans cette élection”, constate Monocle. “Connue pour son attitude virulente”, l’ancienne ministre, qui concourt pour la seconde fois pour la mairie parisienne, “s’inspire des méthodes des populistes”. Elle s’appuie notamment lourdement sur TikTok dans ce qui ressemble aussi à une campagne “à huis clos”, constate Le Soir. “Est-ce par crainte d’être ramenée à ses casseroles judiciaires ? Rachida Dati, que l’on a connue pétaradante,” évite les médias. Elle sera jugée en septembre pour corruption et trafic d’influence. En attendant, dans les intentions de vote enregistrées au début du mois de mars, elle talonne Emmanuel Grégoire, mais pourrait remporter le second tour grâce à des reports favorables. “Si elle l’emporte, écrit le quotidien espagnol El País, elle deviendra la première personne d’origine arabe – et aussi la première femme de droite – à diriger la capitale d’une France divisée et fracturée.”
Emmanuel Grégoire, la “figure consensuelle”
L’“éternel adjoint”, comme l’appelle le quotidien suisse Le Temps, peut-il s’asseoir dans le fauteuil de maire ? “Ce pur produit de l’appareil socialiste local” est conseiller municipal de Paris depuis 2014 et a officié jusqu’en 2024 comme premier adjoint d’Anne Hidalgo lors de la dernière mandature. Il n’était pourtant pas le candidat soutenu par la maire sortante, qui lui avait préféré Rémi Féraud. Mais c’est bien Emmanuel Grégoire qui a remporté l’investiture du Parti socialiste et qui mènera une “coalition historique avec les Écologistes et le Parti communiste, qui soutiennent sa candidature à la mairie”, souligne Monocle.
Toutefois, malgré son expérience et sa fonction de député après son élection en juin 2024 dans la 7e circonscription de Paris, l’homme de 48 ans semble encore souffrir d’un déficit de notoriété. Pis encore, s’il est décrit comme “une figure consensuelle” par Politico Europe, il peut aussi avoir “des airs de poisson rouge plongé dans un bassin de requins”. Le socialiste n’en reste pas moins le favori des sondages pour le premier tour de l’élection.
Sarah Knafo, la millénniale contre l’immigration
Figure du parti d’extrême droite Reconquête et ancienne directrice de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, Sarah Knafo “prend soin à Paris de se présenter ‘sans étiquette’”, prévient Le Soir belge, “et de lisser au maximum le programme de la formation”. Quand TF1 a surpris les Français en lui permettant de “se joindre aux invités [de son] programme télévisé afin de débattre de sa candidature à la mairie, un million de téléspectateurs auraient changé de chaîne”, rapporte Monocle. Pourtant, l’eurodéputée de 32 ans, “une millenniale qui maîtrise les codes médiatiques et aux idées très hostiles à l’immigration”, pourrait gagner des sièges au conseil de Paris. Sur le fond, “sans surprise, elle fera campagne sur un programme centré sur la sécurité”. Et, ajoute Politico Europeo, “elle attire l’aile radicale des conservateurs libéraux dont les positions concernant l’immigration rejoignent celles de l’extrême droite, mais qui sont rebutés par le protectionnisme du Rassemblement national et son soutien à l’État providence français.” Ses idées, cependant, restent minoritaires à Paris, rappelle le site européen.
Thierry Mariani, le ballon d’essai
C’est le candidat qui, a priori, n’ira pas plus loin. Thierry Mariani, l’un des premiers Républicains à avoir franchi le pas pour rejoindre le Rassemblement national (RN), représente le RN dans la course à la mairie de Paris. “Bien que le parti de la famille Le Pen soit actuellement le mouvement politique le plus populaire en France, il est en difficulté depuis des décennies dans la capitale française”, rappelle Politico Europe. Identifié à l’étranger avant tout comme le concurrent à l’extrême droite de Sarah Knafo (Reconquête), le député européen de 67 ans ne devrait pas accéder au second tour.
Pour le RN, qui ne détient actuellement aucun siège au conseil de Paris, la candidature a tout de même un intérêt. “Mariani devrait parvenir à engranger quelques voix chez les foyers les plus modestes des HLM parisiens, tout en testant l’acceptabilité du parti pour les électeurs les plus aisés, en vue de l’élection présidentielle.” Ces derniers, justement, ne devraient pas apprécier ses contacts passés avec des dirigeants autoritaires, Vladimir Poutine ou Bachar El-Assad, ajoute le site.

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