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ALASTAIR PIKE / AFP
Les images des médias taïwanais montrent de longues queues face aux bureaux de vote, qui fermeront à 16H00, ce 13 janvier 2024
POLITIQUE – Une journée clef pour des millions de Taïwanais. Ils ont rendez-vous dans les urnes ce samedi 13 janvier pour élire leur prochain président, dans un contexte de menaces croissantes de la Chine qui revendique l’île et promet d’« écraser » toute velléité d’indépendance.
Les images des médias taïwanais montrent de longues queues face aux bureaux de vote. Sur d’autres, on voit des Taïwanais revenus au pays pour l’occasion, le vote à l’étranger n’étant pas autorisé.
En 2020, la participation avait frôlé les 75% dans ce territoire de 23 millions d’habitants situé à 180 kilomètres des côtes chinoises et salué comme un modèle de démocratie en Asie. L’élection est à un tour et les résultats sont attendus dans la soirée.
Toute la semaine, Pékin a accentué sa pression diplomatique et militaire. Jeudi, cinq ballons chinois ont encore franchi la ligne médiane séparant l’île autonome de la Chine, selon le ministère taïwanais de la Défense, qui a aussi repéré dix avions et six navires de guerre.
Alors que les électeurs taïwanais se rendent aux urnes, des journalistes de l’AFP ont observé un avion de chasse chinois au-dessus de la ville de Pingtan, la plus proche de Taïwan.
Et sur le réseau social chinois Weibo, le hashtag « Election à Taïwan » a été bloqué samedi matin. Pékin a appelé les électeurs à faire « le bon choix » et l’armée chinoise a promis d’« écraser » toute velléité d’« indépendance » de Taïwan.
Rivalité entre Chine et États-Unis
Le statut de Taïwan est l’un des sujets les plus explosifs de la rivalité entre la Chine et les États-Unis, premier soutien militaire du territoire, et Washington a prévu d’envoyer une « délégation informelle » sur l’île après le vote.
Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a rencontré à Washington Liu Jianchao, à la tête de la division internationale du Comité central du Parti communiste chinois. Il lui a rappelé l’importance de « maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan ».
Les Taïwanais votent aussi pour renouveler leur Parlement, où le DPP pourrait perdre sa majorité. « Après huit ans de DPP au pouvoir, c’est vraiment le moment de changer », a assuré à l’AFP un retraité taïwanais, installé depuis 20 ans dans la ville chinoise de Xiamen, située face à Taïwan.
Car « une nouvelle victoire du DPP aggraverait certainement les relations avec la Chine », a ajouté cet homme, qui comptait prendre le ferry samedi pour aller voter. Mais à Taipei, Liu Pei-chi, professeur de lycée de 40 ans, raille Pékin qu’il qualifie de « tigre de papier ».
« Une fois que vous avez compris leurs ruses, vous n’avez plus peur », poursuit cet électeur du DPP. « J’espère pouvoir défendre mon pays, notre démocratie et le faire savoir au monde. »
Un conflit dans le détroit de Taïwan serait désastreux pour l’économie : l’île fournit 70% des semi-conducteurs de la planète et plus de 50% des conteneurs transportés dans le monde transitent par le détroit.
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