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8 mars 2026« Tous les calculs sont faux ! » Le niveau de la mer monte plus vite que prévu et touchera 132 millions de personnes de plus et inondera 37 % de terres supplémentaires
Des chercheurs avancent que 90 % des études réalisées sur la hausse du niveau de la mer ont fait des erreurs de calcul. Le niveau monte plus vite et il y a danger !
Des chercheurs ont passé en revue pas moins de 400 études consacrées à l’une des principales conséquences du dérèglement climatique : la montée des eaux. Ils ont publié ces derniers jours leurs conclusions et ils sont formels : les calculs n’étaient pas bons.
Ainsi, selon leur analyse publiée dans la revue Nature, sur les 385 études sur l’évolution du niveau de la mer, 90 % d’entre elles avaient sous-estimé la hausse des eaux côtières. Et pas d’un peu. Selon ces chercheurs, l’erreur serait d’au minimum, 30 centimètres.
Selon les chercheurs, l’erreur proviendrait de la méthode de calcul qui s’appuierait des données satellitaires. Or, elles ne mesurent pas correctement les conditions océaniques locales, l’une prenant en compte l’altitude du littoral et l’autre le niveau de la mer. Une subtilité d’importance pour l’équipe de Philip Minderhoud, co-auteur de l’étude publiée dans Nature et professeur d’hydrogéologie à l’Université et Centre de recherche de Wageningen, aux Pays-Bas, qui indique que les calculs sont faussés car de nombreux facteurs sont souvent négligés lors de l’utilisation de satellites et de modèles terrestres.
En comparant ces données à des mesures directes, les auteurs de cette étude ont constaté des écarts très importants, notamment dans les pays du Sud, le Pacifique et l’Asie du Sud-Est. Ces écarts sont moindres en Europe, et notamment autour de la Méditerranée, et dans l’Atlantique.
Une grande vulnérabilité au changement climatique
Et c’est une très grande vulnérabilité au changement climatique que ces nouveaux calculs révèlent sur les terres situées près des littoraux.
Ainsi, les chercheurs sont formels, en se basant sur les nouvelles mesures, si le niveau de la mer s’élève d’un peu plus d’un mètre, comme le prévoient quasiment tous les scénarios pour la fin du siècle, les eaux pourraient inonder jusqu’à 37 % de terres supplémentaires et menacer entre 77 et 132 millions de personnes de plus que prévu.
L’étude souligne que les petits États insulaires, déjà confrontés à une véritable situation d’urgence en raison de la montée des eaux, font face à des perspectives encore plus sombres dans l’immédiat.
Des niveaux à risque « atteints plus rapidement que prévu »
Les auteurs de l’étude de Nature reconnaissaient que leurs « conclusions pourraient avoir des répercussions importantes sur les stratégies existantes d’adaptation, de protection et d’atténuation des risques côtiers, notamment celles qui utilisent des données d’élévation satellitaires comme base d’information ».
Pour eux, « il est donc nécessaire de réévaluer les risques côtiers existants […] d’actualiser et d’accélérer la mise en œuvre des stratégies d’adaptation côtière, car les seuils d’exposition pourraient être atteints beaucoup plus rapidement que prévu ».

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