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AMAURY CORNU / Hans Lucas via AFP
Des affiches de candidats aux municipales à Paris sur des panneaux électoraux installés devant un bureau de vote du 6ᵉ arrondissement le 5 mars 2026, à une semaine du premier tour d’un scrutin où la rivalité entre le PS et La France insoumise pourrait peser sur le second tour dans plusieurs grandes villes.
La bataille du second tour a déjà commencé à gauche. Et elle oppose frontalement le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI), à une semaine seulement du premier tour des municipales.
Derrière les échanges de piques et les déclarations de campagne, une stratégie se dessine de plus en plus clairement chez les socialistes : empêcher au maximum les listes insoumises de franchir la barre des 10 %, celle qui permet de se maintenir au second tour.
Car pour le PS, l’équation est devenue explosive. Dans plusieurs villes clés, la présence d’une liste LFI au second tour pourrait transformer des duels favorables en triangulaires à haut risque. Et forcer les socialistes à trancher entre deux options tout aussi délicates : s’allier avec les Insoumis ou courir le risque de perdre.
Ces derniers jours, les attaques se sont donc multipliées contre Jean-Luc Mélenchon. Dans un entretien au Parisien, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a décrit le leader insoumis comme « une illusion » qui « dessert la cause » de la gauche. Il lui reproche aussi d’avoir « renoué avec des tropes antisémites qu’on pensait inimaginables à gauche » après des propos visant les patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ».
En creux, le patron des socialistes tente de fissurer l’électorat insoumis. Selon lui, « de nombreux Insoumis » ne se reconnaîtraient pas dans les prises de position de Jean-Luc Mélenchon. Olivier Faure dit refuser de « jeter l’opprobre » sur ces électeurs et les appelle à rejoindre des listes qui « défendent la justice sans renier nos valeurs ».
Éviter les triangulaires
Cette ligne politique est assumée dans les rangs socialistes : pousser dès le premier tour à un vote utile pour éviter que LFI ne pèse dans les négociations de l’entre-deux tours.
Le député PS Jérôme Guedj a ainsi appelé les électeurs de gauche à voter pour les listes non mélenchonistes afin de « ne pas être dépendantes du score de la France insoumise ».
Dans plusieurs grandes villes, le calcul est très concret. À Paris, par exemple, le socialiste Emmanuel Grégoire est donné gagnant face à la candidate LR Rachida Dati dans la plupart des scénarios sauf un : celui d’une triangulaire avec l’Insoumise Sophia Chikirou selon un sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV, Le Figaro et La Tribune Dimanche. Même chose à Marseille où la présence d’une liste insoumise au second tour pourrait rebattre les cartes. Le maire sortant Benoît Payan, soutenu par le PS, est annoncé au coude-à-coude avec le Rassemblement national. Si le candidat LFI Sébastien Delogu, crédité d’environ 14 %, se maintient, l’équation pourrait devenir beaucoup plus incertaine. Le maire sortant appelle donc l’Insoumis à se retirer dans l’entre-deux tours pour empêcher une victoire de l’extrême droite. Demande qui se heurte à un refus du côté de LFI.
Un « front antifasciste »
Jean-Luc Mélenchon défend une autre stratégie. Le leader insoumis propose des « fusions techniques » au second tour, c’est-à-dire des listes communes sans accord politique global, destinées selon lui à constituer un « front antifasciste ». Mais cette idée est rejetée par une partie du PS.
François Hollande a ainsi prévenu qu’un rapprochement avec LFI constituerait une « compromission » et qu’« une partie de nos électeurs ne nous suivraient pas ».
Une déclaration qui a déclenché une riposte immédiate de Jean-Luc Mélenchon sur X. « HOLLANDE, DANGER PUBLIC. Sectaire, dominateur et arrogant, Hollande veut effacer LFI du paysage. Il va livrer les villes à la droite et même à l’extrême droite ! »
Selon un sondage OpinionWay-SFIL pour Les Échos et Radio Classique, les sympathisants socialistes sont presque parfaitement divisés sur l’idée d’une alliance avec LFI.

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