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8 mars 2026“Le président Trump a un message clair pour l’Amérique latine : si vous êtes avec nous dans la lutte contre les cartels de la drogue, vous devez utiliser la force militaire. Et les États-Unis sont prêts à vous aider.”
C’est en substance, résume The Wall Street Journal, ce qu’a signifié le locataire de la Maison-Blanche aux dirigeants d’Amérique latine et des Caraïbes réunis le 7 mars à Doral, en Floride, pour un sommet estampillé “Bouclier des Amériques”.
“Ce rassemblement inhabituel, dans la salle de bal d’un club de golf de Trump, dans le sud de la Floride, montre comment le président cherche à créer un bloc de pays alignés sur le plan idéologique, en faveur d’une implication militaire assumée des États-Unis en Amérique latine. Cette idée a longtemps été impopulaire dans une bonne partie du continent”, commente le journal des affaires.
“Nous devons utiliser notre armée. Vous devez utiliser votre armée”, a déclaré Trump, qui a signé une proclamation pour lancer officiellement la “coalition anti-cartels”.
Cuba dans tous les esprits
“Le gouvernement des États-Unis a déjà déployé ses ressources armées dans la région à une échelle inédite depuis des décennies”, rappelle The New York Times, avec pour objectif affiché la lutte contre ce que la Maison-Blanche appelle “narcoterrorisme”. Dernier exemple en date : une opération conjointe engagée en Équateur.
Des puissances régionales de premier ordre n’étaient pas invitées : le Mexique, le Brésil ou la Colombie. Pas encore investi, le futur président du Chili José Antonio Kast avait en revanche été convié. Tout comme le président argentin, Javier Milei, qui a “confirmé samedi le lien étroit et stratégique entre l’Argentine et les États-Unis”, rapporte Clarín. Ce sommet a permis de sceller une alliance “pour consolider la position dominante de Washington dans la région, renforcer la sécurité, la lutte contre le narcoterrorisme mais aussi freiner l’influence de la Chine”, écrit le quotidien argentin.
Même si les dirigeants cubains n’étaient pas présents, le pays était “dans tous les esprits”, souligne The Miami Herald. “Cuba arrive au terminus”, a déclaré Donald Trump : le pays castriste “vit ses derniers moments dans son état actuel”. “En ce moment nous sommes concentrés sur l’Iran” mais Marco Rubio “va prendre une heure de pause et il va conclure un accord sur Cuba” a-t-il plaisanté devant le secrétaire d’État.
D’autres poids lourds du gouvernement états-unien se trouvaient aussi au sommet, comme le directeur de cabinet adjoint Stephen Miller. “Si Trump a tressé des louanges à Rubio et Miller, il n’a rien dit de Kristi Noem”, remarque le New York Times. L’ex-ministre de la Sécurité intérieure, récemment limogée, a pourtant été nommée émissaire spéciale auprès du “Bouclier des Amériques”.

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