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8 mars 2026Zelensky assure que « l’accord de paix est prêt à 90 % », mais le plus dur reste à venir en 2026
Volodymyr Zelensky, capture d’écran vidéo X
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé dans ses vœux du Nouvel An ce mercredi 31 décembre au soir que « l’accord de paix est prêt à 90 % ».
Après près de quatre ans de guerre, l’année 2026 sera-t-elle celle de la paix ? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé, dans ses vœux du Nouvel An ce mercredi 31 décembre au soir, que l’accord pour mettre fin au conflit avec la Russie était « prêt à 90 % », ajoutant que les 10 % restants « contiennent tout, en fait ».
« Ce sont ces 10 % qui détermineront le destin de la paix, le destin de l’Ukraine et de l’Europe », a-t-il déclaré dans un message vidéo publié sur son compte Telegram. Et de répéter : « 10 % jusqu’à la paix. »
Les mots remplis d’espoirs de Volodymyr Zelensky interviennent alors que les pourparlers se multiplient depuis novembre entre Washington, Kiev, Moscou et les Européens, pour parvenir au plus vite à un accord de paix dans ce conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.
L’épineuse question des territoires
Le président ukrainien a ajouté que son pays souhaitait la fin des combats, mais pas « à n’importe quel prix », et que tout accord devait comporter de solides garanties de sécurité afin de dissuader la Russie de lancer une nouvelle invasion.
Les États-Unis ont tenté d’échafauder un accord de paix en tenant compte des contributions de Moscou et de Kiev, mais n’ont pas réussi à trouver de consensus sur la question clef des territoires, alors que Moscou occupe environ 19 % de l’Ukraine.
Le président russe Vladimir Poutine veut notamment annexer la totalité de la région minière et industrielle du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Volodymyr Zelensky a répété dans son allocution qu’il ne croyait pas que la Russie s’arrêterait au Donbass si l’Ukraine devait se retirer.
« “Retirez-vous du Donbass, et tout sera terminé.” Voilà à quoi ressemble la tromperie lorsqu’on la traduit du russe — en ukrainien, en anglais, en allemand, en français, et, en réalité, dans n’importe quelle langue du monde », a-t-il ironisé.
Poutine veut croire en une « victoire » russe en Ukraine
La Russie freine aussi des quatre fers pour un potentiel cessez-le-feu et a accusé lundi l’Ukraine d’une attaque de drones contre une résidence de Vladimir Poutine, arguant que cet assaut risquait de causer des « représailles » russes. Kiev et ses alliés européens ont pointé mardi l’absence de preuves étayant les accusations de Moscou.
Les vœux de Vladimir Poutine un peu plus tôt mercredi laissaient d’ailleurs peu de place au doute sur ses intentions en Ukraine pour 2026. Dans son allocution télévisée, qui a duré un peu plus de trois minutes, le maître du Kremlin s’est adressé aux soldats participant à « l’opération militaire spéciale » en lançant : « Nous croyons en vous et en notre victoire ! ». Et Vladimir Poutine d’assurer que ses troupes combattaient « pour leur terre natale, la vérité et la justice ».
Sur le terrain, les bombardements entre les deux camps se poursuivent en cette période de fêtes. Les autorités ukrainiennes ont annoncé mercredi que des frappes russes dans la nuit avaient fait six blessés parmi lesquels trois enfants, à Odessa, ville du sud du pays. Et dans la nuit de lundi à mardi, l’Ukraine avait été visée par deux missiles et soixante drones russes, selon l’armée de l’air ukrainienne.
Une réunion entre l’Ukraine et les dirigeants des pays alliés de Kiev est prévue le 6 janvier en France, après une rencontre le 3 janvier en Ukraine avec des conseillers à la sécurité d’États soutenant Kiev. Des sommets avec le même objectif : la paix en 2026.

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