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9 mars 2026À une semaine des municipales, Dati incapable de qualifier Knafo (ni de refuser sa main tendue)
LUDOVIC MARIN / AFP
Rachida Dati, ici le 25 février 2026 – photo d’illustration. l
• Dati refuse de qualifier Sarah Knafo d’extrême droite, se focalisant plutôt sur la menace de la gauche.
• En perte de vitesse dans les sondages, Dati appelle à voter utile dès le premier tour pour contrer ses adversaires.
S’accommoder de l’extrême droite, pour la place de maire ? À une petite semaine du premier tour des élections municipales, Rachida Dati traverse une passe compliquée. Pressentie favorite du scrutin il y a encore quelques semaines, la voilà en passe d’être devancée par Emmanuel Grégoire, notamment dans le cas d’une quinquangulaire au second tour avec la candidate Reconquête Sarah Knafo. Un scénario catastrophe pour la maire du VIIe, au point de la pousser à adoucir son discours vis-à-vis de la candidate d’extrême droite ?
Invitée de franceinfo ce lundi 9 mars, Rachida Dati a refusé de définir l’étiquette politique de Sarah Knafo. La candidate zemmouriste est-elle, oui ou non, d’extrême droite ? L’ex-ministre de la Culture botte en touche : « Vous connaissez la réponse ou pas ? », renvoie-t-elle aux journalistes, avant de leur retourner la question « est-ce que je suis de gauche ? ». Face à la réponse, évidemment négative, elle enchaîne : « Eh bien voilà. Donc vous avez les réponses sur les autres candidats. »
Ce refus de répondre pourrait-il être le début d’un glissement vers la candidate Reconquête, sous la pression des sondages ? Le 5 mars sur CNews, Rachida Dati se montrait bien plus offensive sur son adversaire. « Mme Knafo siège au Parlement européen avec l’AfD et des parlementaires européens qui se considèrent, qui se proclament comme étant néonazis, il ne faut pas l’oublier. Elle vient du parti Reconquête !, parce qu’on semble l’oublier », cinglait-elle.
Mais depuis, une enquête d’opinion Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV, Le Figaro et La Tribune Dimanche a illustré la perte de vitesse de Rachida Dati, donnée perdante au second tour notamment dans les cas de figure où Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et Sarah Knafo, (Reconquête) se maintiennent. Créditée de 13,5 % au premier tour, la candidate d’extrême droite multiplie les mains tendues à la maire du VIIe. « Les Parisiens attendent l’alternance. Maintenant, nous y arriverons à une seule condition : en nous unissant », martèle-t-elle dans Le Figaro le 8 mars. « J’offre enfin la possibilité de la victoire de la droite », estime-t-elle.
Interrogée sur une alliance avec Knafo, Dati préfère étriller Grégoire
Pour Rachida Dati, la main tendue est à double tranchant. Le 5 mars, la candidate LR estimait ainsi qu’il n’était « pas possible » de fusionner avec Sarah Knafo car « il y a des alliances qui vous feront plus perdre que gagner », avait-elle déclaré, craignant de fâcher son socle électoral de centre droit.
Mais quatre jours plus tard, le refus n’est plus aussi tranché. Alors qu’elle est interrogée sur la relance de Knafo, Rachida Dati préfère discourir sur la liste d’Emmanuel Grégoire. « Le sujet est : est-ce qu’on fait barrage à cette gauche qui a quand même beaucoup détruit paris et qui va continuer à le faire parce que c’est la même équipe en pire ? », se lance-t-elle, avant d’évoquer « les antisémites qui soutiennent » Danielle Simonnet, candidate sur la liste de la gauche ou encore Laurent Sorel, « antipolice ».
Quid de la proposition de Sarah Knafo ? Rachida Dati se contente d’assurer qu’elle n’a « de problèmes avec personne. » Mais refuse cette fois de se projeter sur le second tour. « C’est une campagne de premier tour » dont le but est de « convaincre les électeurs » sur l’enjeu, martèle-t-elle, à savoir « est-ce qu’on fait barrage à cette gauche ? »
En dépit des sondages défavorables, la candidate à l’Hôtel de Ville refuse baisser les bras, appelant à « voter utile dès le premier tour. » Éliminer Sarah Knafo dès le 15 mars enlèverait une première épine du pied de Rachida Dati. La deuxième, baptisée Pierre-Yves Bournazel, semble elle est bonne voie d’extraction, puisque malgré les rejets du candidat, le patron du parti Edouard Philippe n’a pas fermé la porte à un soutien à Dati au second tour.

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