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DENIS CHARLET / AFP
La ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier Runacher ne s’interdit pas de réfléchir à de possibles « dérogations » sur l’interdiction de la location des passoires thermiques.
POLITIQUE – Pas de changement, mais des ajustements. Le calendrier de l’interdiction à partir de 2025 de la mise en location des logements considérés comme des « passoires thermiques » sera « maintenu », a indiqué ce vendredi 6 octobre sur BFM Business la ministre de la Transition énergétique. Pour autant Agnès Pannier Runacher ne s’interdit pas de réfléchir à de possibles « dérogations ».
« Le calendrier est très clairement défini par la loi. (…) Il n’y a pas de changement de ce calendrier », a d’abord rassuré la ministre. Une clarification essentielle après la déclaration du ministre de l’Économie Bruno Le Maire le 26 septembre dernier qui s’était dit dans les colonnes du journal Le Parisien « très favorable » à une révision du calendrier, arguant que l’inflation avait changé la donne, notamment pour les « copropriétés ». Il avait ensuite assuré le lendemain, qu’il n’était « pas question de modifier le calendrier ».
« Cela fait un certain temps que le calendrier est parfaitement connu et que les propriétaires ont effectivement eu l’information et sont en situation de pouvoir faire les travaux », a déclaré Agnès Pannier-Runacher ce vendredi sur BFM Business.
« Imaginer des dérogations »
Selon ce calendrier initiale, les propriétaires de logements dans la classe de performance énergétique G, la plus mauvaise, ne pourront plus signer ou renouveler un bail avec un locataire à partir du 1er janvier 2025. Les logements classés F doivent suivre en 2028 et les E en 2034.
« Ce n’est pas un couperet » pour les propriétaires, que le gouvernement va les « accompagner » en augmentant notamment leurs aides, a ajouté la ministre. Mais « on peut imaginer des dérogations » qui seraient « très ciblées et pragmatiques pour permettre aux propriétaires qui, de bonne foi, n’arrivent pas à mettre en œuvre leur projet de rénovation, de gagner peut-être un tout petit peu de temps ».
Ces « assouplissements » seront possibles « dans les rares cas où une décision de l’ensemble de la copropriété est nécessaire » pour réaliser ces travaux, ou en présence d’« enjeux patrimoniaux » comme dans les bâtiments historiques, a précisé à l’AFP le ministère de la Transition énergétique.
Interrogée sur les modalités de mise en place de ces dérogations, la ministre est restée évasive et a seulement indiqué : « On y travaille ».
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