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Le soft power de Dubaï remis en question par la guerre
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ARTUR WIDAK / NurPhoto via AFP
OTTAWA, CANADA – MARCH 10:
Guerre en Iran : Ce que prévoit Air France pour aider au retour des Français (image d’illustratio)
La guerre en Iran a semé la pagaille dans les airs. Les aéroports des pays du golfe persique sont de véritables hubs de transit. À titre d’exemple, Dubaï a accueilli en 2025 95 millions de voyageurs. Avec le conflit qui a éclaté, de très nombreux vols ont été annulés laissant des vacanciers, des expatriés ou des voyageurs d’affaires sur le carreau. Et sur les réseaux sociaux, des dizaines de posts dénoncent les tarifs exorbitants des quelques vols qui sont disponibles.
Selon Jean-Noël Barrot, « 15 000 personnes » ont été rapatriées par des vols commerciaux et « 900 » par le gouvernement. Le ministre des Affaires étrangères a également déclaré que les compagnies aériennes seraient encouragées à multiplier les vols. De fait, dans une interview au Parisien publiée ce dimanche 8 mars dans la soirée, Anne Rigail, la directrice générale d’Air France, a précisé plusieurs points.
Air France va ainsi continuer de déployer de nouveaux trajets depuis l’Asie. « Dès les premiers jours de cette crise, nous avons déployé des avions de plus grande capacité sur nos vols au départ de Bangkok, Phuket, Singapour, Delhi, Mumbai, Shanghai et Tokyo. Nous avons également ajouté des vols supplémentaires au départ de Bangkok, Singapour et Delhi », précise-t-elle.
Un capture d’écran de Flight Radar montrant la situation aérienne au Moyen-Orient.
Au départ de Bangkok, indique la directrice, la compagnie prévoit notamment « un quota de sièges à un prix régulé ». Mais attention, ce quota sera mis à la disposition du ministère des Affaires étrangères pour rapatrier à nouveau des Français vulnérables. La liste des personnes qui pourront en bénéficier sera donc établie par le ministère. Il n’est pas question pour l’instant, pour Air France, d’organiser des vols de rapatriements « au sens strict du terme ».
Le principal problème de la situation, explique Anne Rigail, c’est surtout que quand bien même les compagnies augmentent le nombre de vols, « la demande reste très largement supérieure à l’offre ». Ce qui fait mécaniquement monter les prix. « Quand les places en classe économique sont épuisées, les plates-formes de réservation peuvent proposer des places plus chères, notamment en Business. Et quand les vols sont complets, elles peuvent proposer des itinéraires complexes avec plusieurs escales et plusieurs compagnies, qui font grimper les prix », détaille-t-elle encore.

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