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9 mars 2026
Iran : «Le nouveau guide suprême est le candidat rêvé des ultraconservateurs du régime qui veulent continuer la guerre jusqu'au bout», affirme cet expert
9 mars 2026
Dix jours après le début de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, Emmanuel Macron a notamment tenu un discours sur le porte-avions Charles de Gaulle pour expliquer le rôle « défensif » de la France dans cette guerre, tandis que le président américain Donald Trump a estimé que la guerre en Iran est « quasiment » finie.
Prix du baril de pétrole qui flambe, mort d’un chef du Hezbollah, Emmanuel Macron en déplacement sur le porte-avions Charles de Gaulle… Au dixième jour de la guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis, les combats continuent.
La journée a notamment été marquée par la déclaration du président de la République Emmanuel Macron qui a notamment annoncé la préparation d’une mission internationale « défensive » pour « rouvrir » le détroit d’Ormuz.
• Emmanuel Macron en visite sur le porte-avions Charles de Gaulle
Vers 17 heures, le président de la République a atterri en hélicoptère sur le porte-avions Charles de Gaulle, redirigé sur son ordre vers la Méditerranée orientale après le début du conflit. Objectif de sa venue: expliquer le rôle « défensif » de la France dans cette guerre.
Ce dernier a notamment réaffirmé sur le porte-avions que la France se préparait à un conflit au Moyen-Orient susceptible de « durer », avec un important déploiement aéronaval, et a esquissé une future mission internationale « défensive » pour « rouvrir » le détroit d’Ormuz.
Pour lui, la guerre « durera à coup sûr dans cette phase intense (…) plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines ». Il a également indiqué qu’il « y a eu des interceptions qui ont continué ces derniers jours » de la part des forces françaises, dans le cadre de leurs « partenariats », sans plus de précisions.
Pour l’instant, le porte-avions va se concentrer sur la Méditerranée orientale, en défense de Chypre, île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne peu après le début du conflit.
• Le chef de l’une des trois unités du Hezbollah tué par Israël
Lors d’une visite à la frontière avec le Liban, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a été informé de la mort « du commandant de l’unité Nasser du Hezbollah », Abou Hussein Ragheb, lors d’une frappe pendant la nuit, selon un communiqué.
Le président libanais Joseph Aoun a de son côté accusé lors d’une visioconférence avec les chefs des institutions européennes le Hezbollah de vouloir provoquer « l’effondrement » du Liban pour le compte de l’Iran et appelé à des négociations « directes » avec Israël pour mettre fin à la guerre.
Dans le même temps, Israël continue de pilonner sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l’Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 486 morts et 1.313 blessés depuis une semaine.
• Pluie de réactions après la nomination du nouveau Guide suprême
L’Iran est entré lundi dans une nouvelle ère, avec la désignation de Mojtaba Khamenei comme guide suprême pour succéder à son père, Ali Khamenei. Choisi ce dimanche par l’Assemblée des experts, un collège de 88 membres appartenant au clergé chiite, ce religieux de 56 ans, a reçu une pluie de réactions de la part de ses alliés, mais aussi de ses ennemis.
À commencer par le président américain Donald Trump qui s’est dit « pas content » de sa nomination. À l’inverse, Mojtaba Khamenei a reçu le « soutien indéfectible » du président russe Vladimir Poutine, allié de Téhéran.
De son côté, Israël a qualifié le nouveau guide suprême iranien de « tyran qui va perpétuer la brutalité du régime ».
• La Turquie visée par un deuxième missile tiré depuis l’Iran
Le ministère turc de la Défense a affirmé dans un communiqué qu’un second missile tiré depuis l’Iran a été détruit par l’Otan dans l’espace aérien turc. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde l’Iran contre toute « action provocatrice » après l’interception du missile.
Depuis le début de la guerre, la Turquie était relativement épargnée par les missiles et les drones lancés par l’Iran visant plusieurs pays de la région dans le but de toucher des intérêts américains, malgré la présence de la base aérienne d’Incirlik, utilisée par les forces américaines dans le cadre de l’Otan, près d’Adana, dans le sud de la Turquie.
Un premier missile tiré depuis l’Iran et qui se dirigeait vers l’espace aérien turc avait été détruit mercredi dernier.
• Envolée historique du prix du pétrole
Le baril de pétrole a flambé de 30% et dépassé 115 dollars, une envolée historique provoquée par la prolongation du conflit au Moyen-Orient et le blocage persistant du détroit d’Ormuz.
Au total, les cours du pétrole ont dépassé 100 dollars pour la première fois depuis 2022 lundi et même brièvement tutoyé les 120 dollars. En réaction à cette flambée, le G7 a déclaré ne pas avoir « encore » décidé de puiser dans les stocks stratégiques, pour atténuer la flambée des prix, mais s’y tient prêt.
• Donald Trump estime que la guerre en Iran est « quasiment » finie
Alors que le président américain Donald Trump avait envisagé il y a quelques jours une guerre « qui peut durer quatre à cinq semaines », ce dernier a déclaré à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était « quasiment » finie, faisant valoir que l’Iran n’avait plus de « marine » ni de « communications » ou de « force aérienne ».
Le président américain a ajouté, dans un entretien téléphonique, que le conflit était « très en avance » sur le calendrier qu’il avait évoqué auparavant.

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